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Semaine mondiale de l’entrepreneuriat au Niger : Un tremplin pour l’innovation et le développement économique

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Le Niger, à l’instar des autres pays du monde, célèbre du 17 au 23 novembre 2025, la Semaine Mondiale de l’Entrepreneuriat (SME édition 2025), placée sous le thème : « Ensemble nous construisons ».

Cette commémoration est une occasion pour les entrepreneurs, les investisseurs, les innovateurs, les startups, les universités, les associations, les incubateurs et les institutions, à travers le monde, de célébrer l’innovation, la créativité et l’esprit d’entreprise.

Cette semaine offre, une immense opportunité à des millions de personnes, de créer des liens, d’échanger des idées et de trouver de nouvelles sources d’inspiration pour explorer leur potentiel et booster le développement économique du secteur, grâce à l’organisation de milliers d’évènements, notamment des conférences et des tables rondes, avec des entrepreneurs et des experts, des ateliers et sessions de formations sur des thèmes variés, des concours de pitch et remises de prix pour les jeunes entrepreneurs, des salons et forums réunissant les acteurs de l’écosystème entrepreneurial et des incubateurs, des échanges et partages d’expériences pour encourager la diversité et la collaboration.

Au Niger, en ce sens, les autorités actuelles ont initié le Programme Intégré de Développement de l’Agripreneuriat des Jeunes et d’Innovation Technologique et Financière (PIDAJ).

Ce programme devrait impacter de manière directe ou indirecte plus de 3,5 millions de personnes sur le territoire national.

Ainsi, les récentes réformes engagées en matière de consommation locale notamment l’Ordonnance n°2025-36, du 22 octobre 2025, portant institution de quotas d’enlèvement à l’importation des produits similaires aux produits fabriqués ou produits sur le territoire national et le Décret n°2025-609 instituant l’obligation d’achat des produits locaux au Niger, traduisent cette volonté politique de soutenir l’entrepreneuriat et offrir à chaque nigérien l’opportunité de créer, d’innover et d’investir.

Par ailleurs, pour faciliter l’accompagnement technique et financier des jeunes entrepreneurs, le Gouvernement a mis en place des structures spécialisées, à l’image de la Maison de l’Entreprise, le Fonds National d’Appui aux PME/PMI et le Fonds d’Investissement pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (FISAN).

Néanmoins, les défis de l’entrepreneuriat au Niger demeurent énormes. Ils sont entre autres :

  • Le manque d’accès au financement et aux compétences entrepreneuriales ;
  • Un système éducatif axé sur l’enseignement général plutôt que technique et professionnel ;
  • Un secteur informel important.

D’autres obstacles incluent le manque de soutien pour la formalisation des entreprises, la difficulté d’exporter et les défis spécifiques, liés à l’entrepreneuriat féminin, comme le manque de microcrédit et de formation adaptée.

On ne doit pas perdre de vue, également, les défis majeurs liés au financement et aux compétences :

  • Les entrepreneurs manquent de capitaux et de compétences techniques, ce qui rend difficile l’accès au financement ;
  • L’enseignement général prime sur l’enseignement technique et professionnel, limitant le développement des compétences pratiques nécessaires à la gestion d’une entreprise ;
  • La prédominance du secteur informel réduit la base fiscale et entrave la croissance de l’économie formelle, bien que des initiatives soient en cours pour faciliter la formalisation ;
  • La question de l’exportation, il est difficile pour les entreprises d’exporter leurs produits.

Il faut souligner ou ajouter à la liste des défis, ceux qui sont spécifiquement liés à l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes.

Les femmes entrepreneures sont souvent confrontées à un accès limité au microcrédit et à des formations spécifiquement adaptées à leurs besoins. En ce qui concerne les jeunes, l’importance de la jeunesse nigérienne en tant que potentiel de croissance économique est reconnue, mais des défis tels que la faible compétence entrepreneuriale et l’accès au financement limitent l’épanouissement des jeunes entrepreneurs.

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Formation des chefs de services de police sur la lutte contre les violences basées sur le genre

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Photo : Vision 24

Le Service central de protection des mineurs et des femmes (SCPMF), en partenariat avec l’UNICEF, a lancé le 15 décembre 2025 à Dosso une formation de quatre jours consacrée à la protection de l’enfant et à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

Cette session regroupe des chefs de services de protection des mineurs et des femmes issus des huit régions du Niger. Elle vise à renforcer leurs capacités opérationnelles, notamment en matière de prise en charge des victimes au niveau des services d’enquête.

Dans son allocution, la Commissaire principale de police Zouera Hassane Haousseize, Directrice du SCPMF, a souligné l’importance de cette initiative dans un contexte national marqué par des défis persistants liés aux droits des enfants et des femmes. Elle a invité les participants à tirer le meilleur profit des modules de formation afin d’améliorer la qualité des interventions sur le terrain.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Gouverneur de la région de Dosso, le Colonel-major Bana Alhassane, a salué cette initiative qu’il juge pertinente et opportune. Il a insisté sur la nécessité pour les participants de faire preuve d’assiduité, de discipline et d’engagement tout au long de la formation.

Les travaux porteront notamment sur les techniques d’enquête sensibles aux VBG, les droits de l’enfant, la prise en charge psychosociale des victimes, ainsi que sur les normes nationales et internationales en matière de protection.

Au Niger, la situation demeure préoccupante : près de 28 % des filles sont mariées avant l’âge de 15 ans, tandis que les violences physiques, sexuelles et psychologiques sont accentuées par la pauvreté, l’insécurité et les crises climatiques. Face à ces réalités, des actions sont engagées pour renforcer les mécanismes de prévention et de protection, avec l’appui de partenaires techniques et financiers, dont l’UNICEF.

Cette formation s’inscrit ainsi dans une approche globale visant à mieux outiller les forces de sécurité pour prévenir, détecter et répondre efficacement aux cas de violences basées sur le genre, tout en garantissant un traitement respectueux de la dignité et des droits humains des victimes.

Par Jordan

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Mariages à Niamey : une inflation inquiétante des dépenses qui étouffe les familles

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À Niamey, le phénomène prend de l’ampleur. D’année en année, les dépenses liées au mariage deviennent de plus en plus exorbitantes, au point de transformer un événement censé être simple, sobre et béni en une véritable épreuve financière pour de nombreuses familles. Une dérive devenue tellement récurrente qu’elle suscite désormais l’indignation et l’inquiétude sur les réseaux sociaux.

C’est dans cette dynamique qu’Arouna Abdourahamane, plus connu sous le nom de Tonton Assurance, a consacré une analyse dans sa rubrique Facebook « Autour du Thé ». Cette fois, il aborde un sujet sensible : la surcharge financière imposée aux familles lors des cérémonies de mariage. Une réflexion que la militante Safinatou Aik, très engagée dans la promotion des bonnes pratiques sociales, a largement développée en apportant des chiffres précis et alarmants. Selon elle, ce qui devait rester un acte symbolique, spirituel et sobre s’est transformé en un système socialement imposé, où chaque famille se sent obligée de « faire comme les autres » au risque d’être jugée, critiquée ou dévalorisée.

Une inflation qui étouffe les familles

D’après les montants avancés par Safinatou Aik, les dépenses exigées aujourd’hui atteignent des niveaux insoutenables :

150 000 à 250 000 F pour recevoir ceux qui viennent déposer la dot : jus, eau, rôtis, boule…

Des meubles, appareils et équipements évalués à 1 500 000 F ou plus.

Une valise d’habits destinée au marié, coûtant entre 150 000 et 500 000 F.

Des cadeaux aux belles-sœurs et beaux-parents, allant de 200 000 à plus d’un million : draps, bazins, pagnes, tasses, tapis, kits divers.

Un bœuf + sacs de riz + condiments : environ 350 000 F ou davantage.

Le foyandi, étape incontournable, estimé à 600 000 F au minimum sans compter les poulets à rôtir le lendemain du mariage, environ 200 000 F.

Autre dérive : les uniformes

Selon les témoignages recueillis, certaines familles exigent 4 à 7 uniformes pour une seule cérémonie. Une tradition qui pousse les amies, collègues ou cousines de la mariée à s’endetter pour maintenir les apparences.

Safinatou Aik questionne :

« Pourquoi acheter 7 uniformes ? Est-ce que cette amie ferait de même pour toi ? »

Un rappel à la réalité : beaucoup se ruinent pour des personnes qui, dans un contexte inverse, n’auraient pas agi de la même manière.

Un modèle social devenu insupportable

Pour un homme, se marier dans ces conditions exige aujourd’hui au moins 2 millions de francs, si ce n’est plus.

Pour les parents de la jeune mariée, la facture peut grimper jusqu’à 4 millions. Dans un pays où une grande partie de la population vit dans la précarité, ce modèle n’est tout simplement plus tenable.

La question se pose clairement :

comment un père ayant 6 ou 7 filles pourra-t-il les marier dignement sans s’endetter pour des années ?

Un appel urgent à la société et aux autorités

Face à cette spirale dangereuse, Arouna Abdourahamane et Safinatou Aik appellent à revenir à l’essentiel : la simplicité, la responsabilité, la modération et la conformité aux valeurs authentiques de notre culture et de notre religion.

Ils encouragent les familles à cesser de se laisser imposer des normes sociales irréalistes, qui ne reposent ni sur la tradition, ni sur la religion, ni sur la raison.

Les autorités, les leaders religieux et les associations interpellés

Ce phénomène, devenu systémique, appelle désormais une réponse collective :

Les autorités doivent envisager des campagnes de sensibilisation sur le coût excessif des mariages.

Les associations islamiques sont appelées à rappeler les recommandations religieuses en matière de célébration, basées sur la simplicité et non l’ostentation.

Les parents doivent également revoir leurs exigences afin d’éviter de condamner leurs enfants à retarder ou renoncer au mariage, faute de moyens.

Au-delà des chiffres et des témoignages, ce phénomène devenu presque banal à Niamey interroge profondément notre modèle social et les valeurs que nous prétendons défendre. En laissant les mariages se transformer en compétitions financières, nous exposons des familles entières à la pression, à l’endettement, parfois même à l’humiliation. Il est urgent que chacun autorités, leaders religieux, associations islamiques, mais aussi parents et jeunes prenne conscience de la dérive. Le mariage, censé être un engagement spirituel et un moment de joie, ne doit plus devenir un fardeau économique. Revenir à la simplicité, au sens, et à l’essentiel est aujourd’hui une nécessité pour protéger nos foyers, préserver notre cohésion sociale et redonner au mariage sa véritable valeur.

Adam Iboun Gueye

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Culture et identité : Le Festival des africains du Niger célèbre la fraternité continentale

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La 7ᵉ édition du Festival des Africains du Niger a été officiellement lancée ce vendredi 05 décembre 2025 à l’Hôtel Radisson Blu, sous la présidence de l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey.

Placée sous le thème : « Unité des peuples africains, souveraineté culturelle du continent et cohésion sociale », cette édition met l’accent sur le dialogue interculturel et la valorisation de notre patrimoine culturel, véritable moteur de développement.

Au programme de cette 7ᵉ édition : des expositions artistiques et artisanales, des rencontres culturelles, ainsi que l’élection de l’Ambassadrice du Festival, moments forts destinés à promouvoir la richesse et la diversité des communautés africaines présentes au Niger.

La Ville de Niamey s’inscrit pleinement dans cette dynamique nationale. La cohésion sociale n’y est pas perçue comme un simple concept, mais comme un pilier essentiel de la stabilité, du progrès et de l’harmonie qui animent notre capital.

Cette cérémonie d’ouverture a réuni une importante délégation composée d’ambassadeurs, de partenaires ainsi que des présidents des communautés africaines résidant au Niger.

Plus de 2000 visiteurs sont attendus pour ces 48 heures de festivités qui réuniront tous les Africains du Niger.

Par Jordan

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