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Tribune libre

Visite du secrétaire général de l’ONU au Niger Entre flatterie et déni de la réalité.

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Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres est arrivé au Niger ce lundi 2 mai 2022 pour évaluer la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut actuellement dans le pays. Pour les Nigériens, cette visite est un événement qui ne peut laisser indiffèrent. Beaucoup de Nigériens ont de l’estime pour l’ONU, qu’ils entrevoient sous l’angle d’une organisation qui œuvre à la consolidation de la paix  et du développement des Etats dans le monde. Le peuple nigérien, fier de la tradition d’hospitalité qui le caractérise, ne peut qu’être content et réceptif à l’endroit de la démarche d’Antonio Guterres, venu au Niger pour lui témoigner sa solidarité ; eu égard à la situation sécuritaire et humanitaire très difficile dans laquelle il se trouve.

Parlant de la vie démocratique du Niger, Antonio Guterres dira en face du président Mohamed Bazoum « c’est un exemple pour la région et le continent entier ». Une déclaration de la part d’Antonio Guterres qui vient refroidir l’enthousiasme des certaines Nigériens. Il n’y a pas à dire, le président Bazoum Mohamed était aux anges d’entendre de telles éloges venant du secrétaire général de l’ONU.

L’homme politique, écrivain et académicien français, Edouard Herriot disait « mieux vaut une amère vérité qu’un doux mensonge ».Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a péché en terme d’objectivité dans son appréciation de la vie démocratique selon la classe politique de l’oppotion nigérienne. Pour cause, au Niger, la situation démocratique est faite d’élections entachées d’irrégularités, d’alliances politiques contre nature, d’impunité face aux détournements de deniers publics, d’emprisonnement d’opposants politiques …

Aussi, des questions s’imposent. Quelles sont les raisons profondes qui ont poussé Antonio Guterres a proféré des louanges en parfait déphasage avec la vie démocratique du Niger ? L’apologie de la situation démocratique de notre pays par le secrétaire général de l’ONU n’est-elle pas un encouragement des autorités nigériennes? Les Nigériens auraient voulu entendre de la part d’Antonio Guterres un discours  pragmatique, que celui allant dans le sens du travestissement de la réalité démocratique nigérienne.

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Opinions

Niger : pensions impayées, salaires en retard et vie chère, une crise sociale qui s’aggrave

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Salou Gobi ancien ministre du Niger Photo DR

Au Niger, les retards persistants dans le paiement des pensions des retraités et des salaires de plusieurs agents de l’État traduisent une crise sociale de plus en plus préoccupante. Cette situation, loin d’être isolée, s’inscrit dans un contexte économique et sécuritaire difficile qui fragilise durablement les ménages.

Après des années de service à l’État, de nombreux retraités vivent aujourd’hui dans une précarité alarmante. Pour beaucoup, la pension reste l’unique source de revenu. Son non-paiement ou son retard expose des familles entières à des conditions de vie extrêmement difficiles, d’autant plus que les prix des produits de première nécessité ne cessent d’augmenter.

La détresse touche également les fonctionnaires en activité. Dans plusieurs secteurs, les arriérés de salaires s’accumulent, alimentant frustration, démotivation et perte de confiance envers les institutions publiques. Le salaire, rappelons-le, constitue un droit fondamental et un facteur clé de stabilité sociale.

À cette situation s’ajoute la cherté de la vie, qui réduit considérablement le pouvoir d’achat des ménages. Les mécanismes traditionnels de solidarité familiale, longtemps essentiels pour amortir les crises, peinent désormais à faire face à l’ampleur des besoins.

Par ailleurs, l’insécurité persistante dans certaines régions du pays continue de peser sur l’économie nationale, perturbant les activités productives et commerciales et accentuant les contraintes budgétaires de l’État.

Pensions impayées, salaires en souffrance, vie chère et insécurité dessinent ainsi les contours d’une crise multidimensionnelle. Face à l’urgence, les populations attendent des mesures concrètes visant à rétablir la régularité des paiements, protéger le pouvoir d’achat et renforcer la gouvernance économique.

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Tribune libre

Capitaine Ibrahim Traoré, un langage de vérité à suivre pour les dirigeants africains en guerre contre le terrorisme.

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On a coutume de dire que la sécurité d’un pays et son peuple est une question régalienne de l’Etat. C’est évident, mais dans un contexte sécuritaire ou l’Etat fait face à un ennemi qui ne dit pas son nom, qui n’a aucune revendication, il faut vraiment tenir un langage franc à son peuple. Les ennemis qui menacent, terrorisent, pillent et tuent au Sahel, ont été nommés des Terroristes ou Djihadistes par les medias et les autorités des pays occidentaux. Les frontières Niger, Burkina Faso, Mali ont été dénommées ‘’Zone des trois frontières’’ par les occidentaux, notamment les autorités et medias français. En tout cas, aucun nigérien, malien ou burkinabé ne peut sortir, dire, que nos trois frontières, on les appelle zone des trois frontière avant cette situation. Les sahéliens ont entendu ces appellations à travers les medias occidentaux et sans poser le vrais débat sur l’origine ou le pourquoi cette appellation, ils continuent de l’accepter. Aucun président des pays en guerre contre les groupes, dits terroristes, islamistes ou Djihadistes n’a jamais posé ce débat. Heureusement, l’arrivé du jeune capitaine, président de la transition burkinabé Ibrahim Traoré à donner une idée sur cet aspect. Devant ses soldats, il martèle que ; ‘’ce ne sont pas des terroristes, c’est des petits bandits armés, égarés’’.

Homme de terrain et connaissant parfaitement l’enjeu sécuritaire qui sévit dans son pays et à ses frontières, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat Burkinabé a jugé utile de rencontrer les politiques, les acteurs de la société civile, le 13 novembre 2022,  pour leur dire la vérité sur la situation sécuritaire au Burkina Faso.  En dehors de la présentation de la situation sécuritaire, dans laquelle il a avoué que le territoire est presque perdu par le faite que l’armée est politisée, infiltrée et a quitté son fondement d’une armée républicaine. Toujours dans son langage de vérité, il a demandé à chaque citoyen burkinabé de faire son propre examen de conscience et se demander qu’est-ce qu’il peut apporter pour remédier à cette situation. Il a ainsi appelé les burkinabés à être solidaire et à avoir pitié des gens qui sont dans des zones ou la situation sécuritaire est très alarmante. Son langage interpelle à plus d’un titre, certaines personnes vivant dans des grandes villes, comme Ouagadougou, Bobo-Dillasso, Niamey ou Bamako qui ne savent rien de la situation que vivent les gens dans les zones de conflits et qui tiennent des propos incongrus, juste pour faire la politique du ventre.

Voilà en bref, le langage de vérité d’un chef d’Etat qui se souci du devenir de son pays et son peuple, et qui mérite d’être un exemple pour tous les chefs d’Etat et les présidents des pays en guerre contre le terrorisme. Un chef d’Etat qui veut la cohésion sociale et qui lutte pour que tout citoyen sur son territoire dorme sans être inquiété de jour comme de nuit. Contrairement aux langages de certains présidents qui ne veulent pas partager les vrais informations avec leur peuple, juste pour donner une couverture à la présence des armées étrangères, installées illégalement et qui n’apportent aucun résultat fructueux dans cette lutte anti terroristes.

Souley Magé Regeto Radio Wadata-Niamey.

 

 

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Tribune libre

Fin de l’opération Barkhane au Sahel, un ouf de soulagement ou une nouvelle source d’inquiétude ?

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Le président Français Emmanuel Macron a prononcé un discours le mercredi 09 novembre 2022 à Toulon dans lequel, il a annoncé officiellement la fin de l’opération anti-djihadiste menée par Barkhane depuis plus de neuf ans au Sahel. Pour Paris, désormais leurs interventions au Sahel doivent être mieux limitées dans le temps, et ce dès le début. Il n’est plus question que l’armée française reste engager sans limite de temps dans des coopérations extérieurs.

Cette décision d’officialiser la fin de l’opération Barkhane au Sahel, c’est avec la concertation nos partenaires. Martèle le président Français, Emmanuel Macron. Celui-ci d’ajouter ‘’la nouvelle stratégie de la France en Afrique serait finalisée dans les six mois après des consultations avec ses partenaires sur le continent et mettrait officiellement fin à l’opération Barkhane’’.

Certes, beaucoup des panafricanistes pensent déjà à une victoire, un ouf de soulagement, mais connaissant bien la France en matière de la défense de ses intérêts partout au monde, il faut encore endurcir le ton, ne pas baisser  les bras, car le combat de la libération n’est pas encore gagné d’avance. Pour beaucoup d’analystes en matière de coopération internationale notamment militaire, on peut dire que Macron n’a officialisé aucune décision de la fin de l’opération Barkhane au Sahel. Il a juste fait une sortie médiatique dans l’objectif de chercher à calmer les esprits, notamment des jeunes panafricains en ébullition dans presque tous les pays du Sahel et qui réclament sans cesse et avec véhémence, le départ sans condition de toutes les armées étrangères au Sahel. Selon toujours ces analystes, si Macron est véridique dans son discours, l’histoire donnera raison à  ces millions d’africains, qui croient à la capacité et la technicité des armées africaines pour finir avec ces terroristes inventés et téléguidés par des puissances extérieurs.

Le président Français a déjà annoncé dans son allocution que, c’est dans les 6 mois à  venir et après des consultations avec les partenaires qu’il mettrait fin à l’opération Barkhane. Une consultation qui ne concerne que les pays ou sont installées les bases armées françaises. Mais il faut aussi retenir que, au cas où à travers ces consultations entre le chef et ses subalternes donnent une autre couleur, les données vont sans doute changer. Connaissant bien ces partenaires face à la France, ils peuvent demander ‘’encore plus de Barkhane au Sahel’’ comme l’avait fait l’ancien président de la république du Niger Issoufou Mahamadou, et l’opération Barkhane ne quittera jamais. Si le président Macron est sérieux dans ses propos, il aurait annoncé officiellement la fin de l’opération Barkhane et la date de leur retrait complet du sahel. Il doit aussi annoncer le retrait des militaires français membres de la task force Takuba, qui est un regroupement militaire de huit pays européens, dont la France.

Ainsi, l’opinion nationale et internationale témoignera dans les mois à venir, si les armées sahéliennes sont aguerries et ont la capacité de mettre fin à cette situation sécuritaire dite ‘’ terroristes au Sahel’’.

Souley Magé Regeto Radio Wadata-Niamey

 

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