La ligne d’interconnexion qui relie le Niger avec le Nigeria qui alimente le Niger a environ 50%, en électricité, a été rétablie tard dans la nuit de ce mercredi 28 février 2024. La mesure de suspension de la fourniture en électricité a étédécidée à l’encontre du Niger par les chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest, en réponse au coup d’État qui a renversé le régime de Mohamed Bazoum, le 26 juillet 2023.
Réticentes dans un premier temps, les autorités nigériennes ont fini par accepter le rétablissement de la fourniture de l’électricité du Nigéria. Il semblerait que ce sont les responsables de la Nigérienne de l’électricité, la Nigelec, qui ont fini par convaincre les autorités pour que la population puisse au moins passer le mois béni de ramadan, qui s’annonce, dans les meilleures conditions possibles, afin de leurs éviter les répercussions des délestages en cours.
En effet, depuis le coup d’état du 26 juillet 2023, la coupure de l’approvisionnement du Niger en électricité est devenue pour le Nigeria le principalmoyen de pression sur les populations nigériennes et sur les militaires au pouvoir. Ce qui a poussé le Niger à utiliser les moyens du bord à sa disposition pour pallier cette situation. Aussi, malgré les coupures intempestives d’électricité, malgré les désagréments et les difficultés en lien avec cette rupture de la fourniture de l’électricité, le peuple est resté résiliant et résistant.
Après la décision de la CEDEAO de ce samedi 24 février, de lever les sanctions contre le Niger, ils sont nombreux les pays à vouloir faire les yeux doux auxautorités militaires du Niger. C’est le cas du Bénin et du Nigeria où ces sanctions ont le plus d’impact sur leurs populations.
Les peuples béninois ont beaucoup souffert suite à ces sanctions, l’économie du Nigeria était tombée très bas, la vie était devenue chère, pareil aussi pour le Bénin.
Aujourd’hui, ces deux pays cherchent à recoller les pots cassés.
Le Niger est en quête de son indépendance énergétique. Son tout premier barrage hydro-électrique, le barrage de Kandaji, en construction dans la localité du même nom, située à quelques 180km de Niamey, dans la région de Tillabéry, pourrait être opérationnel d’ici 2025. Sa centrale électrique de 130MW devrait permettre au pays d’accéder véritablement à sa souveraineté énergétique et donc, de s’affranchir de sa dépendance vis-à-vis du Nigéria.