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Niger/Médias : quand les gratifications s’apparentent aux salaires des journalistes du privé

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Beaucoup sont ces organes de presse dont les employés, toutes catégories confondues, accumulent les arriérés de salaires. Qu’ils soient journalistes, caméramans ou techniciens. Toutes choses qui seraient inconcevables ailleurs, mais qui ne semblent pas gêner, pour autant, les promoteurs des médias privés du Niger.  

Pour justifier cet état de fait, certains promoteurs avancent le fait que leurs agents perçoivent des gratifications une fois sur le terrain. Quelque chose de totalement infondée puisque ces agents sont sous contrats, avec leurs organes.

Quoi que ces contrats ne sont pas respectés, malgré le travail compétent et remarquable qu’abattent ces agents au quotidien.

Ceci pour dire qu’il n’y a tout simplement pas de raison à ce que ces derniers accumulent les arriérés de salaires puisque ces derniers s’acquittent valablement de leurs tâches.

Dans ces conditions, on comprend combien le sentiment d’exploitation est fort chez ces agents dont les médias ne manquent pourtant pas de couvertures médiatiques et de contrats publicitaires qui font rentrer de l’argent dans les caisses.

En effet, l’on sait bien aujourd’hui, qu’une information exacte et plus instantanée se traduit par une meilleure affectation des ressources.

Ceci pour rappeler que la quête d’une information de qualité nécessite un environnement adéquat et des conditions plus favorables. C’est pourquoi il est grand temps que les promoteurs des médias nigériens reviennent à de meilleurs sentiments et qu’ils se résolvent, en fin de compte, à mettre leurs agents dans leurs droits.

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Niger/Nigeria : La ligne d’interconnexion a été rétablie

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La ligne d’interconnexion qui relie le Niger avec le Nigeria qui alimente le Niger a environ 50%, en électricité, a été rétablie tard dans la nuit de ce mercredi 28 février 2024. La mesure de suspension de la fourniture en électricité a étédécidée à l’encontre du Niger par les chefs d’Etat d’Afrique de l’Ouest, en réponse au coup d’État qui a renversé le régime de Mohamed Bazoum, le 26 juillet 2023.

Réticentes dans un premier temps, les autorités nigériennes ont fini par accepter le rétablissement de la fourniture de l’électricité du Nigéria. Il semblerait que ce sont les responsables de la Nigérienne de l’électricité, la Nigelec, qui ont fini par convaincre les autorités pour que la population puisse au moins passer le mois béni de ramadan, qui s’annonce, dans les meilleures conditions possibles, afin de leurs éviter les répercussions des délestages en cours.

En effet, depuis le coup d’état du 26 juillet 2023, la coupure de l’approvisionnement du Niger en électricité est devenue pour le Nigeria le principalmoyen de pression sur les populations nigériennes et sur les militaires au pouvoir. Ce qui a poussé le Niger à utiliser les moyens du bord à sa disposition pour pallier cette situation. Aussi, malgré les coupures intempestives d’électricité, malgré les désagréments et les difficultés en lien avec cette rupture de la fourniture de l’électricité, le peuple est resté résiliant et résistant.

Après la décision de la CEDEAO de ce samedi 24 février, de lever les sanctions contre le Niger, ils sont nombreux les pays à vouloir faire les yeux doux auxautorités militaires du Niger. C’est le cas du Bénin et du Nigeria où ces sanctions ont le plus d’impact sur leurs populations.

Les peuples béninois ont beaucoup souffert suite à ces sanctions, l’économie du Nigeria était tombée très bas, la vie était devenue chère, pareil aussi pour le Bénin.

Aujourd’hui, ces deux pays cherchent à recoller les pots cassés.

Le Niger est en quête de son indépendance énergétique. Son tout premier barrage hydro-électrique, le barrage de Kandaji, en construction dans la localité du même nom, située à quelques 180km de Niamey, dans la région de Tillabéry, pourrait être opérationnel d’ici 2025. Sa centrale électrique de 130MW devrait permettre au pays d’accéder véritablement à sa souveraineté énergétique et donc, de s’affranchir de sa dépendance vis-à-vis du Nigéria.

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Levée des sanctions contre l’AES : La CEDEAO joue sa survie

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Les chefs d’État des pays membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), ont décidé, à l’issue du sommet extraordinaire, qui s’est tenu à Abuja, le samedi 24 février 2024, de lever les sanctions imposées au Niger suite au coup d’Etat du 26 juillet 2023.

Officiellement, cette décision de la CEDEAO, n’a été soumise à aucun préalable. C’est dire que la libération du président déchu, Mohamed Bazoumn’est plus une priorité pour la CEDEAO qui, apparemment, ne lutte plus que pour sa survie, tant la décision des Chefs d’état des pays membres de l’AESMali, Burkina, Niger –, de ne plus en faire partie,avait fait sombré l’institution dans l’incertitude.

C’est donc le dos au mur que la CEDEAO avait convoqué ce sommet pour lever les sanctions, avec effet immédiat, contre les trois pays de l’AES, en l’occurrence, le Niger.

La CEDEAO ne se soucis que de ses intérêts

Vouloir imposer des sanctions inhumaines à un pays,jusqu’à le priver de médicaments est un fait inédit. En effet, ces sanctions, depuis le début, avaient pour objectif de faire plier le peuple nigérien et le pousser à se soulever contre le CNSP. Ce qui n’a pas été le cas. Le peuple nigérien a été résilient et s’est montré déterminé à soutenir ses dirigeants, jusqu’au bout.

Aujourd’hui, les choses se compliquant pour la CEDEAO qui essaye de faire profil bas, depuis que les pays de l’AES ont décidé de se retirer.

Tout laisse croire qu’elle tente de préserver sesintérêts avec cette mesure de lever de sanction car, ladonne a désormais changé, et c’est l’AES qui détient les cartes maitresses, dit-on.

L’AES tendra sa main à la CEDEAO :

C’est difficile de l’admettre, même si une nouvelle mesure de consentement entre l’AES et la CEDEAO pourrait être bénéfique pour les peuples.

Pour le Niger, faut-il le rappeler, cette décision de lever les sanctions marque la fin de la suspension de toutes les transactions commerciales entre les pays de l’Uemoa et aussi la fin du gel des avoirs financiers et monétaires de l’État du Niger à la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Ceci, sans compter la réouverture des frontières terrestres et aériennes entre le Niger et les pays membres de l’UEMOA et la CEDEAO.

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Niger : Issoufou Mahamadou porte plainte contre Sylvain Itte

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L’ancien président du Niger, Issoufou Mahamadou, n’est en aucun cas impliqué dans le coup d’État qui a renversé le régime Bazoum, le 26 juillet 2023. C’est du moins ce qui ressort d’un communiqué, rendu public ce 21 février, par son avocat Me Illo Issoufou.

Ce communiqué répond aux propos que Sylvain Itté, l’ancien ambassadeur de France au Niger, a tenu lors de son audition, le 29 novembre 2023, à l’assemblée nationale française. Il affirmait alors clairement que Issoufou Mahamadou était impliqué dans le coup d’État qui a renversé son successeur.

Dans ce communiqué, Me Illo Issoufou, avocat au Barreau du Niger, réfute ces accusations et annonce d’ores et déjà qu’une plainte a été déposée, à cet effet, contre ce dernier par le sieur IssoufouMahamadou.

Il faut noter que ces accusations de Sylvain Ittecontre Issoufou Mahamadou pourrait avoir un rapport avec son expulsion du Niger, par les militaires à peine arrivés au pouvoir, après l’avoir déclaré persona non grata.

On peut, à cet effet, imaginer que Sylvain Itte cherche à se venger du CNSP tout en essayant de semer le chaos et le doute dans l’esprit des nigériens.

Pour Issoufou et ses partisans, cependant, l’ancien diplomate français est juste en train de dérouler un agenda caché, qui vise à atteindre à la réputation de l’ancien dirigeant nigérien.

Ce qui est certain, à ce jour, Issoufou Mahamdou n’est sous le coup d’aucune poursuite judiciaire. De toute évidence, depuis les événements du 26 juillet, malgré tous les reproches qui lui sont faits, ce dernier semble bénéficier d’une certaine liberté de mouvement. Même si d’aucuns le disent en résidence surveillée.

Pour preuve, ce dernier s’est même rendu en toute liberté à la 44ème Session ordinaire du Conseil Exécutif de l’Union Africaine (UA) qui s’est tenu à Addis-Abeba, du 17 au 18 février 2024, sur le rôle de la connectivité dans la mise en œuvre de la zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF).

Les prochains jours nous édifieront plus précisément sur cette plainte déposée par l’ancien chef d’Etat Issoufou Mahamadou.

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