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Politique

Le Niger condamne les décisions de la Cour de justice de La CEDEAO et de l’UEMOA

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Ce dimanche 19 novembre 2023, le ministre de la Justice, garde des sceaux, Monsieur Alio Daouda, a animé un point de presse à son cabinet. Ce point de presse a porté sur la crise politique qui prévaut au Niger notamment sur les sanctions qui ont été infligées au Niger à la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO suite aux événements du 26 juillet au cours desquels le régime Bazoum a été renversé.

Le ministre Alio Daouda, dans ses propos, à fait savoir que devant une telle situation, l’Etat du Niger et sept autres entités qui croyaient encore à l’intégration prônée par L’UEMOA dans l’intérêt des populations de l’espace, ont saisi la Cour de justice de l’Union.

Une première requête aux fins d’appréciation de la légalité des sanctions en date du 28 août 2023 et enregistrée au greffe de la cour sous le numéro 23 R003 et une deuxième requête, également en date du 28 août 2023, enregistrée sous le numéro 23 R003.1 au greffe de la cour, ayant pour objet, le sursis à l’exécution des sanctions prises par la conférence des Chefs d’Etats et de gouvernement de l’UEMOA à Abuja.

Notons déjà que le 16 novembre 2023, que la cour, statuant en la forme des référés, s’est déclaré compétent pour connaître de la demande de sursis à exécution et a déclaré recevable la requête aux fins de sursis à exécution introduite par l’Etat du Niger et 7 autres

– Dit n’y avoir lieu à ordonner le sursis à exécution des sanctions prononcées par la conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’UEMOA lors de sa session extraordinaire tenue le 30 juillet 2023 à Abuja

– Reservé les dépens;

– Dit qu’il lui en sera référé en cas de besoin, une telle décision appelle tant dans la forme que dans le fond , les commentaires suivants poursuit le Ministre, il est aisé de de constater que le représentant de la conférence des Chefs d’état d’Etats qui est originaire du meme pays hostile que le président de la cour (Sénégal) a régulièrement reçu notification par les soins du greffier de ladite Cour, il a même eu droit à une prorogation de délais pour déposer ses observations.

S’agissant du Niger et des autres parties demanderesses, ma décision a été rendue alors qu’ils ignoraient jusqu’à la date d’audience à laquelle la Cour devait vider sa saisine, elles n’ont pu prendre connaissance des observations de la partie défenderesse auxquelles elles étaient en droit de répliquer si elles l’estimaient nécessaire.

Au regard de ce qui précède, la juridiction communautaire a violé de manière frontale un des principes élémentaires commun à toutes les procédures judiciaires à savoir le principe de contradictoire. Ce faisant, elle a déjà annoncé les couleurs quant à la décision à intervenir, laquelle décision est commandée par des processus chargés.

Pour rejeter la demande de sursis, le juge communautaire a rappelé les dispositions pertinentes de l’article 72 du règlement de procédures de la Cour qui dispose « que toute demande de sursis à exécution d’un acte d’une institution n’est recevable que si me demandeur a attaqué cet acte devant la cour ». Cette lecture rapide des moyens présentés par l’Etat du Niger et autres révèle que toutes les conditions posées par ladite disposition ont été satisfaites et montre que le juge a fait une lecture biaisée desdites dispositions à sa décision foulant du coup les principes et règles applicables en la matière.

La décision rendue qui est un nouvel règlement s’analyse en une adoption pure et simple des prétentions du représentant légal des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UEMOA sur lesquelles il s’est exclusivement fondé pour se prononcer, tandis que le représentant légal des Chefs d’Etat et de Gouvernement a bénéficié de la bienveillance du Président de la Cour qui lui a accordé une prorogation de délais pour déposer ses conclusions, L’Etat du Niger et les autre parties demanderesses se sont vues dénier de leurs droits de prendre au minimum connaissance de ces observations sinon d’y répondre.

Le Ministre a dénoncé plusieurs actes commis par la Cour car pour lui, cette méthode de flibustier ayant consisté à cacher à la partie nigérienne, partie demanderesse jusqu’à la date du délibéré et à sortir comme par enchantement une décision à la veille du départ de l’équipe d’avocats de L’Etat du Niger à Abuja pour plaider devant la cour de la CEDEAO suscite des interrogations

-La Cour de L’UEMOA a-t-elle voulu par cette méthode porter atteinte au moral de conseils ?

– Ou alors, a-t-elle voulu prendre les devants pour orienter les décisions de la Cour de la CEDEAO dans le sens des désidératas de certains Chefs d’Etat de l’espace obéissant aux agendas des puissances étrangères ? Cette décision ne laissera pas intact, aux yeux des nigériens et des millions de citoyens de l’UEMOA, le crédit de cet organe communautaire a-t-il poursuivi.

La décision a violé les dispositions de l’article 72 susvisé, les attributions, compétences et pouvoirs du juge des référés et constate en une injonction donnée au Niger par le biais du juge des référés pour se plier au dictat de ses maîtres à penser la décision.

Adam Iboun Gueye

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Politique

Niger/Russie : Une nouvelle alliance stratégique en gestation

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Une nouvelle alliance stratégique entre le Niger et la Russie est-elle en gestation ? C’est la question que se posent bon nombre de nigériens, de même que certains observateurs nationaux eu égard au rapprochement de plus en plus prononcé entre les deux Etats, depuis les événements du 26 juillet dernier, marqués par la résiliation de plusieurs accords sécuritaires avec la France.

Il est à noter qu’au lendemain du putsch, qui a emporté le régime Bazoum, à Niamey, les citoyens ont clairement exprimé leur volonté en faveur d’une nouvelle coopération avec le Kremlin, lors de manifestations, au cours desquelles le drapeau russe était brandi à tour de bras.

Le Premier ministre de la transition, M. Ali Mahamane Lamine Zeine, en visite de travail à Moscou, depuis le 15 janvier, a indiqué que cette démarche répondait à la demande du peuple nigérien, marquant un peu plus la rupture de toute coopération avec la France, y compris diplomatique.

Cette visite du Premier Ministre Lamine Zeine, en Russie, en compagnie du Général de Division, Salifou Modi, le numéro 2 de la transition nigérienne, élimine tout doute sur la nouvelle coopération Nigero-russe.

De ce point de vue, malgré la présence continue des États-Unis au Niger, les autorités de la transition rappellent la nécessité de redéfinir la participation des forces étrangères dans la lutte contre le terrorisme, soulignant l’importance d’une nouvelle coopération sécuritaire.

Au cours de cette visite à Moscou, le Premier Ministre de Transition a abordé avec les « partenaires russes », plusieurs points en lien avec le développement socioéconomique et sécuritaire Niger. Officialisant ainsi la coopération entre les deux parties.

Moussa Adamou

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Politique

Niger/Politique : Quand le deni de la réalité d’Ibrahim Yacouba le conduit derrière les barreaux

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L’ancien ministre de l’Energie du régime Bazoum, Ibrahim Yacoubou, a été interpellé, à sa descente d’avion, à Niamey, dans la nuit du 4 janvier 2023. Il avait décidé de revenir au pays, mettant ainsi fin à un exil forcé de plus de six mois.

Ibrahim Yacoubou, également président du Mouvement Patriotique Nigérien (MPN) Kishin-Kassa, parti allié au PNDS, au pouvoir avant les événements du 26 juillet, faisait partie d’une liste de dignitaire du régime déchu, qui étaient sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

Dès la veille de son retour au pays, un document de voyage qui lui avait été délivré par l’ambassade du Niger à Rabat, au Maroc, faisait le tour des réseaux sociaux, annonçant déjà son arrivée.

Il faut noter qu’Ibrahim Yacoubou étaient de ceux qui avaient catégoriquement condamné le coup d’Etat du 26 juillet. Depuis l’extérieur, il avait, dès les premières heures, appelé au rétablissement sans condition de Mohamed Bazoum dans ses fonctions présidentielles, sollicitant la CEDEAO, l’Union Africaine et d’autres parties prenantes en vue de sa libération.

Par la suite, celui-ci avait tenté de se montrer plus conciliant, à travers des posts sur Twitter, en appelant notamment à une médiation avec la CEDEAO, pour une sortie de crise au Niger.

Après son retour au Niger, il a été interpellé et mis à la disposition de la justice. Après son audition par le juge en charge du dossier, il a été placé sous mandat de dépôt à la prison civile de Niamey où il rejoint plusieurs autres anciens dignitaires et d’autres cadres du PNDS Tarrayya, l’ancien parti au pouvoir.

Quel sera donc le sort qui sera réservé à Ibrahim Yacouba ? Que va-t-il devenir après son incarnation ?

Quoi qu’il en soit, il faut au moins lui reconnaitre le courage dont il a fait montre, en décidant de revenir affronter son destin. Et ce, contrairement à certains autres qui sont toujours en fuite et qui poursuivent toujours leur cabale contre le Niger, leur patrie.

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Politique

Niger : Hôpital National de Niamey maintient son rythme malgré les sanctions de la CEDEAO

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Depuis le coup d’Etat survenu le 26 juillet au Niger qui a renversé le régime Bazoum, La CEDEAO avait imposé des sanctions inhumaines, illégales au Niger allant jusqu’à le priver de médicaments. Malgré cela, l’hôpital national de Niamey maintient toute fois son rythme et parvient à satisfaire ses patients.

Ils travaillent sans relâche, chaque jour, les médecins, docteurs et infirmiers pour donner les soins nécessaires aux patients. Ils font preuve de patriotisme, ils respectent les horaires de travail, au niveau de chaque service des numéros sont distribués aux patients en fonction de leur heure d’arrivée, c’est le cas du service stomatologie notamment chez les dentistes et cela malgré le nombre de patients qui s’y rendent chaque jour.

Le constat est clair après qu’une équipe de WadataRadio avait assisté dans ce service pour voir comment ces agents de santé travaillent. Les bulletins d’examen sont respectés, les rendez-vous de même, chaque patient est suivi à la lettre. Les conditions de travail dans lesquelles opèrent ces agents de santé sont à féliciter tout simplement malgré le contexte actuel où le Niger est privé d’électricité et de produits pharmaceutiques.

C’est dans ce cadre d’ailleurs que le Président Tiani, Chef de l’Etat a effectué ce 13 décembre une visite surprise au sein de l’hôpital pour constater l’état de santé des patients, s’enquérir de leurs conditions de traitement et les conditions de travail dans lesquelles opèrent les agents de santé.

Le Général de Brigade ABDOURAHAMANE TIANI, en visites surprises le 13 décembre 2023 à l'hôpital National de Niamey.

Le Général de Brigade ABDOURAHAMANE TIANI, en visites surprises le 13 décembre 2023 à l’hôpital National de Niamey.

Les images de cette visite ont vite inondé les réseaux sociaux, avec comme slogan (Tiani). Tout le personnel ainsi que des visiteurs se sont accourus vers sa voiture pour lui montrer affection et dévotion. Pour rappel, L’Hôpital National de Niamey a été créé en 1922 pour servir d’Hôpital des Auxiliaires de l’Administration Coloniale. Il est érigé en 1962 au rang d’Hôpital National de Référence et en1992 il devient un Etablissement Public à caractère Administratif (EPA).

Aujourd’hui, doté de la personnalité civile,« L’Hôpital National de Niamey a pour objet l’accomplissement d’activités d’intérêt général. Il poursuit une mission de service public, dispose d’un patrimoine propre et jouit de l’autonomie financière » (Ordonnance 92-11 du 6 avril 1992 portant création des EPA, dénommés.

Le cadre organisationnel de l’Hôpital National de Niamey est fixé par les dispositions du décret n° 92-237/PM/MSP du 7 juillet 1992 portant approbation des Statuts des Hôpitaux Nationaux de Niamey, Lamordé et Zinder. Il comprend une organisation administrative et une organisation technique.

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Le Général Abdourahamane Tiani en visite de travail au Togo

Organisation administrative

Elle comprend :

Conseil d’Administration : L’organe délibérant est le Conseil d’Administration (CA) composé de 12 membres et Présidé par un PCA.

Organe Exécutif : PCA et Directeur : La Direction est sous la tutelle du MSP (DOS) et est assurée par un Directeur. Il est assisté par un Directeur Adjoint.

Organes Consultatifs : Les organes consultatifs sont le Conseil Technique Consultatif (CTC) et le Comité d’Etablissement (CE).

Organisation technique: Dans le cadre de l’organigramme, plusieurs dispositifs de  management sont mis en place depuis 2002. Les services sont regroupés en départements : Médecine et Spécialités Médicales (DM/SM),  Chirurgie et Spécialités Chirurgicales (DC/SC), Anesthésie -Réanimation -Urgences (DARU), Département d’Assurance Qualité (DAQ), Appui Médico-Technique et entretien des Equipements (DAMTE), Administration et Finances (DAF).

 

 

 

Adam Iboun Gueye

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