Les militaires au pouvoir au Niger, ont procédé ces derniers jours à une série d’arrestation dans les rangs des ministres du régime déchu.
En l’occurrence, il s’agit de Hamadou Amadou Souley ancien ministre de l’Intérieur, de Sani Mahamadou Issoufou, ancien ministre du Pétrole, de Ahmat Jidoud, ancien ministre des Finances et aussi, Foumakoye Gado, l’ancien Haut Représentant du Président déchu, Mohamed Bazoum.
Ces derniers ont été placés sous mandat de dépôt, dans les maisons d’arrêt de Filingué, Kollo et de Say.
Avec ces interpellations, l’’on est désormais en droit de se demander si c’est une nouvelle ère qui s’annonce dans la lutte contre les détournements de deniers publics et autres malversations tant de fois décriés par un peuple épris de justice depuis des décennies ?
Depuis le coup d’État intervenu au Niger, le 26 Juillet dernier, les Nigériens, dans les villes comme dans les campagnes, se sont maintes fois insurgés contre la mauvaise gouvernance et contre une classe politique, plus encline à mettre ses intérêts en avant plutôt que de se préoccuper des véritables problèmes de la nation.
Les motifs de leur arrestation ne sont pas encore connus. Mais il faut cependant noter dans la foulée, la création, par le CNSP, ce 20 septembre 2023, de la Commission de Lutte contre la Délinquance Economique, Financière et Fiscale, dite en abrégé, COLDEFF.
Une nouvelle entité chargée de lutter contre la délinquance économique, financière et fiscale et dont la création, matérialise, « l’un des engagements forts pris lors du message à la nation le 28 juillet 2023, par le général Tchiani et qui promettait de lutter l’impunité, le détournement des biens publics et la mauvaise gouvernance ».
Une promesse faite aux populations nigériennes qui, depuis la prise de pouvoir du par le CNSP, ne cesse de manifester, chaque jour plus nombreuses, contre régime déchu.
Rappelons de ce point de vue que le président déchu, Mohamed Bazoum, est par ailleurs lui-même poursuivi pour Haute Trahison par les militaires au pouvoir, alors qu’il n’a toujours pas renoncé à ses fonctions présidentielles. Allant, jusqu’à saisir, récemment, les juridictions internationales pour séquestration.
Adam Iboun Gueye