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Politique

Niger : L’ex Premier ministre Hama Amadou de Retour

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Photo: Nigerdiaspora

Exilé depuis plus de deux ans, Hama Amadou, leader politique nigérien est rentré à Niamey, ce mardi 12 septembre 2023, aux environs de 3h du Matin.

Président du Parti Mouvement Démocratique Nigérien pour une Fédération Africaine (MODEN FA LUMANA), Hama Amadou, est une figure de premier plan de l’opposition politique nigérienne.

Cependant, il est fort à parier que son retour au pays n’est pas fortuit. En effet, Le Premier ministre de la transition, Mahamane Lamine Zeine avait évoqué son retour lors de sa dernière sortie médiatique. Selon M. Zeine, le retour de Hama Amadou au Niger pourrait sans doute contribuer à la bonne marche des affaires politiques et à l’effort de mobilisation de toutes les énergies.

Rappelons que, Hama Amadou avait été incarcéré à la prison de filingué par le régime de Issoufou Mahamadou, suite à des manifestations de contestation de la victoire du Président déchu, Mohamed Bazoum. Il a pu quitter les geôles du Niger pour la France, pour suivre des soins médicaux.

Aujourd’hui Hama Amadou est de retour après le coup d’État qui a renversé, le 26 juillet dernier, le régime Bazoum. Cependant, la question qui reste posée, c’est de savoir quelle serait effectivement la contribution de l’Homme, à la bonne marche de la transition pour un retour à une vie constitutionnelle normale ?

Hama Adamou sera-t-il intégré ou non dans les affaires en cours de l’État à la tête le général de brigade Abdourhamane Tiani ? Rien n’est moins sûr pour le moment, même si cela suscite beaucoup de réactions au sein de la communauté.

Une grande partie de la population nigérienne admire le sieur Hama Amadou, qui s’était rallié à l’ancien Chef d’État Mahamane Ousmane lors de la dernière élection présidentielle, en vue de s’opposer au candidat du PNDS TARRAYYA, Mohamed Bazoum.

Adam Iboun Gueye

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Politique

Le Niger met fin à sa coopération militaire avec le Benin

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Dans un communiqué lu par le colonel-major Amadou Abdourahamane sur la télévision nationale (RTN), le mardi 12 septembre, les autorités militaires nigériennes ont mis fin à la coopération militaire avec le Benin. Le Niger accuse son voisin, le Benin, de servir de base-arrière à la France, en collaboration avec d’autres pays de la CEDEAO, pour l’attaquer.

Avant de dénoncer l’accord militaire avec le Benin, le porte-parole du conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), le Colonel-major Abdourahamane,  a d’abord rappelé, les liens ancestraux qui lient le peuple du Niger au peuple frère du Benin, avec lequel ils ont les mêmes populations et des intérêts communs. Cette raison fondamentale, qui est devenue institutionnelle, a favorisé et facilité la signature d’un accord de coopération militaire entre les deux pays, le 11 juillet 2022. Cet accord vise à renforcer leur coopération sur les échanges de renseignements, d’assistance aérienne pour le suivi des mouvements des terroristes, ainsi que, des opérations conjointes entre les deux armées.

Le communiqué du CNSP, indique que, « ce pays, face à la situation sécuritaire, politique et économique, a décidé d’envisager une agression contre le Niger au lieu de le soutenir ». Selon toujours ce communiqué de dénonciation, « le Benin a autorisé le stationnement de militaires, mercenaires et des matériels de guerre dans la perspective d’une agression militaire voulue par la France, en collaboration avec certains pays membres de la CEDEAO ».

La décision de dénoncer cet accord militaire entre les deux pays, a été prise, après plusieurs appels du Niger, au respect des obligations dudit accord. C’est conformément, à son article 23 et au préavis de six (6) mois que, le Niger a pris cette courageuse décision. Conformément à la procédure en la matière, le Niger affirme qu’il adressera une correspondance diplomatique aux autorités béninoises.

Le 9 septembre 2023, c’est un rappel, les militaires nigériennes au pouvoir ont rendu public un autre communiqué, dans lequel ils indiquent que, « deux aéronefs de transport militaire A400M et un Dornier 328 ont été déployés, en renfort, en Cote d’Ivoire, ainsi que deux hélicoptères multi-rôle, type Super Puma, de même qu’une quarantaine de véhicule blindés à Kandi et Malanville au Benin ». Le 7 septembre 2023, ajoute-Niamey, «  un navire militaire français a accosté à Cotonou avec à son bord du personnel et des moyens militaires ». La même source indique en fin, qu’une centaine de rotations d’avions militaires cargo, ont permis de débarquer d’importantes quantités de matériels et d’équipements de guerre au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Benin.

Pour certains analystes nigériens, le CNSP et son gouvernement de transition doivent redoubler de vigilance face à cette situation. Au cas ou la CEDEAO n’interviendrait pas, la France pourrait offrir ce matériel et ces équipements aux terroristes, sinon habiller ces derniers avec des tenues militaires de certains pays membres de la CEDEAO pour attaquer le Niger. Ainsi, elle interviendrait en appui pour accomplir sa funeste mission.

Souley Magé Regeto

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Politique

Peut-on négocier avec un régime dont on ne connait pas sa légitimité ?

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Photo: Afrique-sur7

Depuis le coup d’État survenu au Niger, le 26 Juillet dernier, La France dit ne pas reconnaître la légitimité des nouvelles autorités qui ont pris le pouvoir. Alors, peut-on négocier avec un régime dont on ne connait pas sa légitimité ?

Tout récemment, Le Premier Ministre de la Transition, Mahamane Lamine Zeine a affirmé dans une conférence de presse que « Des échanges étaient en cours pour obtenir un départ rapide des soldats français « . Cette même information a été Confirmé par le porte parole du gouvernement français Olivier Veran, lors d’une ses sorties médiatique.

Tout laisse croire que, La France vient une fois de plus se faire humilier en négociant avec un régime dont elle dit ne pas reconnaître sa légitimité. Quelle chute spectaculaire ! Par ailleurs, les citoyens nigériens poursuivent leur manifestation anti-française au rond point Escadrille de Niamey. Chaque jour, c’est des milliers de manifestants qui s’y rendent pour exiger le départ sans condition des troupes françaises.

Le Niger a également retiré l’immunité et le visa diplomatiques de l’ambassadeur de France Sylvain Itté pour n’est pas avoir répondre à une invitation avec le ministre des affaires étrangères. Aujourd’hui Silvain Itté est considéré comme personne non grata sur le territoire nigérien, donc en situation irrégulière au Niger. On peut dire sans se tromper que la France s’affaiblit de plus en plus face à cette situation qui prévaut au Niger. La France qui stratégiquement veut envahir le Niger pour défendre ses propres intérêts, se retrouve aujourd’hui, méprisée et humiliée par sa propre politique archaïque et mensongère.

En terme clair, Elle n’a d’autres choix que de s’en aller. La politique Françafrique est aujourd’hui, connue de tous, comme une politique sans âme, une politique contestée par les africains qui veulent désormais une Afrique libre et indépendante, et le Niger en est le point focal.

Adam Iboun Gueye

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Politique

Il urge de créer des conditions opérationnelles pour assurer la fourniture d’électricité – CODDAE

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Le Collectif pour la Défense du Droit à l’Energie (CODDAE), a rendu Publique, ce mercredi 7 août 2023, à son siège de Niamey, une déclaration de presse, en vue de fustiger les sanctions prises à l’encontre du Niger, en matière de fourniture énergétique.

Il s’agissait ainsi pour cette organisation, qui œuvre depuis des années au Niger, pour la défense du droit à l’énergie, de se prononcer sur la situation actuelle du pays, notamment sur les coupures d’électricité et sur l’interdiction d’entrée des citernes d’hydrocarbures. Une situation née suite aux sanctions prises par la CEDEAO et l’UEMOA, après la prise du pouvoir, le 26 juillet 2023, par les forces armées nigériennes.

En effet, depuis quatre semaines, des coupures d’électricité interviennent injustement dans toutes les régions du Niger. Aussi, pour le CODDAE, la situation actuelle souligne deux aspects, tout aussi graves l’un comme l’autre.

En l’occurrence, sur un aspect purement commercial, selon le collectif, « il s’agit d’une rupture de contrat, aussi illégale qu’immature, pour un pays moderne et symptomatique d’un pays frère qui oublie les fondements de la tradition africaine et la parole donnée de ses devanciers « . Il s’agit aussi, pour celui-ci, « d’un acte totalement incompréhensible pour, d’une part, un pays comme le Niger, patrie du Professeur Abdou Moumouni Dioffo et du Professeur Albert Wright, pionniers africains du solaire, et d’autre part un Etat détenteur de ressources naturelles énergétiques comme l’Uranium, le pétrole, le Gaz, le charbon… 

Aujourd’hui, la population nigérienne fait face à un problème d’électricité, malgré les innombrables interpellations, des années durant, des anciens dirigeants de la NIGELEC, sur le risque d’une rupture d’approvisionnement en électricité et des dispositions à prendre pour l’éviter.

Pour l’organisation de défense du droit à l’énergie, «  les sanctions prises contre le Niger et son peuple, sont prises en violation flagrante du droit international. Elles restent illégales et humilient leurs acteurs, car démontrant leur égo surdimensionné, leur mépris et leur arrogance vis-à-vis des Nigériens ».

Sans doute, c’est un devoir pour le CODAE d’être solidaire d’avec son pays, le Niger, pour contribuer à mettre fin à l’embargo électrique et aux menaces de toutes sortes prononcées à l’encontre du peuple nigérien par la CEDEAO, l’UEMOA et leur mentors internationaux.

Sachant bien que l’électricité est un vecteur prioritaire dans l’amélioration des conditions de vie et de travail de tout peuple, le CODDAE demande au Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et au gouvernement de transition, « de  prendre le taureau par les cornes, pour mettre fin aux souffrances que vivent les usagers, à cause de la rupture de l’approvisionnement en électricité et en hydrocarbures « .

Pour pallier à ce problème d’électricité, l’organisation pour la défense du droit à l’énergie suggère, dans l’urgence,  « de créer des conditions opérationnelles pour assurer la continuité et la régularité de la fourniture d’électricité, en attendant l’aboutissement des projets Kandadji, en construction, la centrale thermique à charbon de Salkadamna et les futures chantiers d’énergies renouvelables. Sans oublier le secteur de l’éolien qui a des conditions favorables au Niger ».

Conscient du fait que les menaces des organisations sous régionales et internationales ont pour objectif de compromettre l’offre d’électricité et le quotidien des laborieuses populations nigériennes, le CODDAE en appel aux fideles et loyaux partenaires du Niger et aux operateurs économiques, à mieux évaluer la situation et préserver les liens. En apportant un soutien indéfectible au peuple nigérien dans cette épreuve imposée par certains pays aux velléités inavouées.

Souley Magé Regeto

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