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Visite du président Bazoum Mohamed à Dan Kassari-Doutchi, date mémorable pour la population.

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 Comme à Gaya et Tibiri, la mobilisation à Dan Kassari, commune rurale de Dogondoutchi n’a pas failli. C’est des milliers et des milliers de personnes qui sont sorties le mercredi 12 octobre 2022 pour accueillir chaleureusement le président de la république Bazoum Mohamed. Ce mercredi 12 octobre était un jour mémorable pour cette population, car, c’est pour la première fois que ce village a reçu la visite d’un président de la république.

Le président Bazoum est parti en tant que président de la république pour apporter son soutien à toute la population du département de Dogondoutchi et a axé son intervention sur le problème d’insécurité dans ce département. Dans ce département, les menaces sécuritaires sont multiples, dont entre autres le prélèvement de la Zakat, l’enlèvement et rançon, la fraude de tous genres et le risque de conflit lié à la présence massive des éleveurs transhumants.

De sa position géographique avec le Nigeria, la commune rurale de Dan Kassari fait face à d’énormes menaces.  Les bandits armés ou kidnappeurs qui procèdent aux enlèvements dans les villages frontaliers avec la république fédérale du Nigeria et se refugient dans la savane de Taguimba, région de Sokoto pour prendre des rançons. Dans les communes de Matankari, Dogon Kiria et Soukoukoutane, ils terrorisent les populations, afin de procéder aux prélèvements de la Zakat.

Malgré l’implantation d’un escadron de la gendarmerie à Dan Kassari et qui patrouille dans cette commune et aussi les efforts consentis par le gouvernement dans la gestion de la sécurité, les menaces continuent à cause de l’existence de complicités locales. Ce qui du coup ,amoindrit l’effort des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme et autres bandits armés dans cette zone.

Dans son message à Dan Kassari, le président Bazoum a affirmé que ‘’des dispositions seront prises pour remédier à la faible couverture sécuritaire dans le département de Dogondoutchi. C’est ainsi qu’un escadron de la Garde Nationale, équipé, sera implanté à Dogon Kiria pour couvrir la commune de Dogon Kiria et celle de Soukoukoutane. Des moyens de transport seront augmentés à l’escadron de la gendarmerie de Dan Kassari pour une meilleur couverture de l’espace et une grande capacité de réaction’’. Le village de Dan Kassari est actuellement le seul village de la commune qui est électrifié. Le président Bazoum a promis à la population, l’électrification de plusieurs villages de cette localité. Il compte aussi construire 36.000 classes en matériaux définitifs sur toute l’étendue du territoire, pour mettre fin au phénomène des classes en paillottes au Niger.

La visite en profondeur dans la région de Dosso a conduit le président de la république à Falwel et à Loga, ou il a été chaleureusement accueilli par les populations. A travers ce déplacement du département de Loga, Bazoum a visité le chantier de la construction de la route bitumée Dogondoutchi-Loga qui est composée de deux lots. Le lot 1 est celui de Loga Pk30, dont l’état d’avancement est à 65% et le lot 2, Pk30 Doutchi dont l’état d’avancement est à 15%. Il faut aussi noter que le lot 1 est financé sur fond propre de l’Etat et le second lot sur le financement de la BADEA, FSD et FKDEA.

Souley Magé Regeto envoyé spécial à Dan Kassari Radio Wadata-Niamey

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Nucléaire : Les applications pacifiques de l’énergie atomique expliquées aux journalistes et acteurs de la société civile au Niger

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La Haute Autorité Nigérienne à l’Énergie Atomique (HANEA) a organisé, ce vendredi 9 janvier 2026, un atelier de sensibilisation et d’information sur les applications pacifiques de l’énergie atomique, à l’intention des professionnels des médias, des ONG et des acteurs de la société civile.

Présidée par Dr Mindaoudou Zeinabou, Présidente de la HANEA, cette rencontre vise à renforcer les capacités de communication scientifique sur les usages pacifiques du nucléaire, dans un contexte où l’uranium reste au cœur des débats stratégiques au Niger.

Pendant deux jours, les participants seront formés sur les différentes applications non militaires de l’énergie atomique dans des secteurs clés tels que :

– La santé humaine (lutte contre le cancer, diagnostic et traitement médical) ;

– L’agriculture et l’élevage (amélioration des semences, santé animale, alimentation du bétail) ;

– La gestion des ressources en eau ;

– L’énergie et l’industrie, pour une utilisation durable et autonome.

L’un des objectifs majeurs de cet atelier est de démystifier l’uranium, souvent associé uniquement aux enjeux géopolitiques et militaires, en mettant en lumière les bénéfices concrets pour le développement socio-économique des pays, du Niger notamment.

La HANEA entend, à travers cette initiative, impliquer les relais d’opinion dans la diffusion d’informations fiables et accessibles sur l’énergie atomique, tout en consolidant une approche souveraine et responsable de l’exploitation des ressources nucléaires au Niger.

Par Jordan

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Formation des chefs de services de police sur la lutte contre les violences basées sur le genre

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Photo : Vision 24

Le Service central de protection des mineurs et des femmes (SCPMF), en partenariat avec l’UNICEF, a lancé le 15 décembre 2025 à Dosso une formation de quatre jours consacrée à la protection de l’enfant et à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

Cette session regroupe des chefs de services de protection des mineurs et des femmes issus des huit régions du Niger. Elle vise à renforcer leurs capacités opérationnelles, notamment en matière de prise en charge des victimes au niveau des services d’enquête.

Dans son allocution, la Commissaire principale de police Zouera Hassane Haousseize, Directrice du SCPMF, a souligné l’importance de cette initiative dans un contexte national marqué par des défis persistants liés aux droits des enfants et des femmes. Elle a invité les participants à tirer le meilleur profit des modules de formation afin d’améliorer la qualité des interventions sur le terrain.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Gouverneur de la région de Dosso, le Colonel-major Bana Alhassane, a salué cette initiative qu’il juge pertinente et opportune. Il a insisté sur la nécessité pour les participants de faire preuve d’assiduité, de discipline et d’engagement tout au long de la formation.

Les travaux porteront notamment sur les techniques d’enquête sensibles aux VBG, les droits de l’enfant, la prise en charge psychosociale des victimes, ainsi que sur les normes nationales et internationales en matière de protection.

Au Niger, la situation demeure préoccupante : près de 28 % des filles sont mariées avant l’âge de 15 ans, tandis que les violences physiques, sexuelles et psychologiques sont accentuées par la pauvreté, l’insécurité et les crises climatiques. Face à ces réalités, des actions sont engagées pour renforcer les mécanismes de prévention et de protection, avec l’appui de partenaires techniques et financiers, dont l’UNICEF.

Cette formation s’inscrit ainsi dans une approche globale visant à mieux outiller les forces de sécurité pour prévenir, détecter et répondre efficacement aux cas de violences basées sur le genre, tout en garantissant un traitement respectueux de la dignité et des droits humains des victimes.

Par Jordan

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Mariages à Niamey : une inflation inquiétante des dépenses qui étouffe les familles

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À Niamey, le phénomène prend de l’ampleur. D’année en année, les dépenses liées au mariage deviennent de plus en plus exorbitantes, au point de transformer un événement censé être simple, sobre et béni en une véritable épreuve financière pour de nombreuses familles. Une dérive devenue tellement récurrente qu’elle suscite désormais l’indignation et l’inquiétude sur les réseaux sociaux.

C’est dans cette dynamique qu’Arouna Abdourahamane, plus connu sous le nom de Tonton Assurance, a consacré une analyse dans sa rubrique Facebook « Autour du Thé ». Cette fois, il aborde un sujet sensible : la surcharge financière imposée aux familles lors des cérémonies de mariage. Une réflexion que la militante Safinatou Aik, très engagée dans la promotion des bonnes pratiques sociales, a largement développée en apportant des chiffres précis et alarmants. Selon elle, ce qui devait rester un acte symbolique, spirituel et sobre s’est transformé en un système socialement imposé, où chaque famille se sent obligée de « faire comme les autres » au risque d’être jugée, critiquée ou dévalorisée.

Une inflation qui étouffe les familles

D’après les montants avancés par Safinatou Aik, les dépenses exigées aujourd’hui atteignent des niveaux insoutenables :

150 000 à 250 000 F pour recevoir ceux qui viennent déposer la dot : jus, eau, rôtis, boule…

Des meubles, appareils et équipements évalués à 1 500 000 F ou plus.

Une valise d’habits destinée au marié, coûtant entre 150 000 et 500 000 F.

Des cadeaux aux belles-sœurs et beaux-parents, allant de 200 000 à plus d’un million : draps, bazins, pagnes, tasses, tapis, kits divers.

Un bœuf + sacs de riz + condiments : environ 350 000 F ou davantage.

Le foyandi, étape incontournable, estimé à 600 000 F au minimum sans compter les poulets à rôtir le lendemain du mariage, environ 200 000 F.

Autre dérive : les uniformes

Selon les témoignages recueillis, certaines familles exigent 4 à 7 uniformes pour une seule cérémonie. Une tradition qui pousse les amies, collègues ou cousines de la mariée à s’endetter pour maintenir les apparences.

Safinatou Aik questionne :

« Pourquoi acheter 7 uniformes ? Est-ce que cette amie ferait de même pour toi ? »

Un rappel à la réalité : beaucoup se ruinent pour des personnes qui, dans un contexte inverse, n’auraient pas agi de la même manière.

Un modèle social devenu insupportable

Pour un homme, se marier dans ces conditions exige aujourd’hui au moins 2 millions de francs, si ce n’est plus.

Pour les parents de la jeune mariée, la facture peut grimper jusqu’à 4 millions. Dans un pays où une grande partie de la population vit dans la précarité, ce modèle n’est tout simplement plus tenable.

La question se pose clairement :

comment un père ayant 6 ou 7 filles pourra-t-il les marier dignement sans s’endetter pour des années ?

Un appel urgent à la société et aux autorités

Face à cette spirale dangereuse, Arouna Abdourahamane et Safinatou Aik appellent à revenir à l’essentiel : la simplicité, la responsabilité, la modération et la conformité aux valeurs authentiques de notre culture et de notre religion.

Ils encouragent les familles à cesser de se laisser imposer des normes sociales irréalistes, qui ne reposent ni sur la tradition, ni sur la religion, ni sur la raison.

Les autorités, les leaders religieux et les associations interpellés

Ce phénomène, devenu systémique, appelle désormais une réponse collective :

Les autorités doivent envisager des campagnes de sensibilisation sur le coût excessif des mariages.

Les associations islamiques sont appelées à rappeler les recommandations religieuses en matière de célébration, basées sur la simplicité et non l’ostentation.

Les parents doivent également revoir leurs exigences afin d’éviter de condamner leurs enfants à retarder ou renoncer au mariage, faute de moyens.

Au-delà des chiffres et des témoignages, ce phénomène devenu presque banal à Niamey interroge profondément notre modèle social et les valeurs que nous prétendons défendre. En laissant les mariages se transformer en compétitions financières, nous exposons des familles entières à la pression, à l’endettement, parfois même à l’humiliation. Il est urgent que chacun autorités, leaders religieux, associations islamiques, mais aussi parents et jeunes prenne conscience de la dérive. Le mariage, censé être un engagement spirituel et un moment de joie, ne doit plus devenir un fardeau économique. Revenir à la simplicité, au sens, et à l’essentiel est aujourd’hui une nécessité pour protéger nos foyers, préserver notre cohésion sociale et redonner au mariage sa véritable valeur.

Adam Iboun Gueye

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