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Culture

Célébration des mariages au Niger Entre gaspillage et vantardise!

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A Niamey et même dans certaines régions du Niger, les cérémonies de réjouissance, voire même de deuil ont connus la création de certaines rubriques festives très couteuses. Parmi lesquelles, nous pouvons citer les uniformes de mariage qui peuvent se décliner en quatre phases. D’abord, il y a le pagne à porter  la veille du mariage, un autre pendant la cérémonie traditionnelle communément appelé (Patty kauyawa en haoussa ou Hanna en zarma), puis le basin uniquement réservé à la cérémonie religieuse du matin ,  un autre  pagne destiné à être porter pendant le reste de la journée et à la fin le sahari ;qui lui est réservé pour la nuit pour accompagner la jeune mariée chez son époux. Tout ceci est prévu en amont et réservé rien qu’à la rubrique accoutrement. La rubrique collation qui demande d’abord d’égorger un ou deux bœufs. Aux menus : des brochettes, du yaourt, riz au gras  et les boissons sucrées viennent compléter le tout.

Mais une pratique similaire avait existé sans exagération au temps du président Diori Hamani (1er président du Niger) jusqu’à l’arrivée du chef  de l’état Seyni Kountché au pouvoir, ou  elle avait été interdite par les autorités de l’époque.  En ce temps on égorgeait en plus d’un mouton un bœuf lors de la célébration des baptêmes.

En effet, ces dépenses ostentatoires  nous sont importées d’ailleurs par des personnes aisées .Avec le mimétisme nigérien, même les personnes pauvres s’adonnent à cette pratique au risque de s’endetter. Pourvu que les invités soient satisfaits et racontent  les merveilleux délices dont ils ont profités.

Au regard de tout ce qui précède, la société doit être raisonnable, car la mangeure partie de la population vie sous le seuil de la pauvreté. Alors,  cette dernière ne doit pas être contrainte de vivre au-dessus de ses moyens. L’état qui a l’obligation de veiller sur son peuple, devra tout mettre en œuvre pour stopper ces dépenses unitiles lors des mariages et autres. Car cette façon de faire encouragera le vol, la corruption, l’arnaque et tout ce qui s’en suit.

Maigandou Souley Fatouma Radio Wadata-Niamey

 

 

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Culture

Nécrologie : le conteur nigérien Saleh Ado Mahamat a tiré sa révérence

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Le monde de la culture nigérienne est en deuil ! Le conteur et comédien Saleh Ado Mahamat est décédé ce lundi 27 octobre 2025 à Niamey, selon plusieurs publications de ses proches et acteurs du secteur culturel. Avec sa disparition, le Niger perd l’un de ses rares conteurs encore en activité, mais surtout une figure emblématique de la transmission orale.

Reconnu pour sa voix profonde, son style captivant et sa capacité à transmettre des valeurs à travers les récits traditionnels, Ado Saleh était considéré comme l’un des meilleurs conteurs du pays. Il a sillonné les centres culturels, instituts, écoles, aussi bien au Niger, dans la sous-région que sur le continent africain, portant haut les couleurs de la tradition orale nigérienne.

Il a notamment remporté le premier prix du concours de contes organisé par le CELHTO-UA, avec son œuvre « Les trois touffes du sage », axée sur les valeurs du vivre-ensemble, de la tolérance et du respect de l’autre.

En plus de sa carrière artistique, il a été membre du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), où il a représenté la voix des artistes nigériens au sein de cette institution de régulation.

À travers ses contes, Ado Saleh a transmis des valeurs éducatives, morales et culturelles. Il incarnait une mémoire vivante du patrimoine oral : proverbes, légendes, récits initiatiques, mais aussi des messages de paix et de cohésion sociale.

Son engagement pour la jeunesse, son rôle dans la préservation des traditions et sa contribution à l’animation culturelle nationale vont beaucoup manquer dans le paysage artistique nigérien.

Avec le décès d’Ado Saleh, le Niger perd une voix, mais ses mots, eux, resteront. Repose en paix, maître conteur !

Par Jordan

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Culture

Issaka Djibo alias Yaro Mai Farin Jini : un jeune DJ déterminé face aux préjugés

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Le jeune DJ nigérien Issaka Djibo, connu sous le nom de scène Yaro Mai Farin Jini, s’impose progressivement dans le milieu musical Dandalin Soyayya. Reconnu pour son talent et sa passion, il a récemment partagé les difficultés auxquelles il fait face dans son métier.

Invité dans une émission diffusée sur Radio Wadata, l’artiste a expliqué que les critiques et les jugements de son entourage constituaient son principal obstacle.

« Le véritable problème que j’ai rencontré dans mon travail de DJ, ce sont mes amis et mes proches du quartier. Partout où je passe, on m’indexe en disant “Dandalizo”, autrement dit le DJ de Dandalin Soyayya », a-t-il confié.

Malgré ces préjugés, Issaka Djibo poursuit son parcours avec détermination. Formé dans plusieurs studios et aux côtés d’artistes expérimentés de la capitale, il affirme avoir beaucoup appris du milieu professionnel.

« Il est important de distinguer les rôles entre animateur, technicien, MC et DJ. Chacun a sa spécialité, et il faut le comprendre avant d’en juger la valeur », a-t-il ajouté.

Grâce à son engagement et à son style singulier, Yaro Mai Farin Jini s’impose comme l’un des jeunes DJs les plus prometteurs de la scène musicale nigérienne, apportant un souffle nouveau à la musique d’amour populaire Dandalin Soyayya.

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Culture

Atelier de réflexion sur l’écriture des écrivains de l’AES : Vers une nouvelle narration culturelle

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Le dimanche 7 septembre 2025, l’ONG NTIC, en partenariat avec les Éditions du Liptako, a organisé un atelier de réflexion sur les nouvelles approches d’écriture pour les écrivains des pays membres de l’AES.

Cet événement, financé par l’ONG « Main dans la Main Niger-Russie », a rassemblé des écrivains originaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger.

L’objectif de cette rencontre était de repenser l’écriture dans un contexte de refondation et de valorisation des valeurs nationales. Les participants ont plaidé pour une rupture avec les narrations dominantes ainsi qu’une réappropriation de leur histoire.

Au cours de cette rencontre, M. Amadou Tidjani, représentant de l’ONG Main dans la Main Niger-Russie, a exprimé son soutien à toute initiative visant à promouvoir la souveraineté et à éveiller les consciences. Il a notamment souligné l’importance de rendre accessibles certaines œuvres pour encourager une réflexion enrichie dans le cadre des réalités actuelles.

De son côté, Mme Amadou Cissé Fati, représentante des Éditions du Liptako, a fait part de la mission de son institution : soutenir les jeunes écrivains dès la phase de conception, tout en s’engageant à les encadrer pour qu’ils puissent produire des ouvrages pertinents capables de contribuer au développement de leurs pays. Elle a affirmé en substance, que les Éditions du Liptako sont là, pour les accompagner et les aider à produire des œuvres qui pourront contribuer au développement de nos pays.

Cet atelier a également permis de mettre en valeur le rôle essentiel des Maisons d’Édition locales, considérées comme des garantes d’une diffusion indépendante des créations littéraires et comme des acteurs clés de cette nouvelle dynamique culturelle qui se dessine.

Par Jordan

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