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Changement climatique au Niger : Vers une adaptation efficace des indicateurs

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La Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), en collaboration avec le Ministère de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a démarré ce lundi 22 septembre 2025, l’atelier de validation de l’étude sur l’identification, le développement et l’opérationnalisation des indicateurs d’adaptation au changement climatique. Cet atelier se tient dans le cadre du Projet de mise en œuvre des Priorités Régionales et Nationales d’Adaptation en Afrique Centrale et de l’Ouest « PACO ».

La rencontre, qui va durer deux jours, rassemble les experts, les institutions nationales et les partenaires et doit aboutir à un document final robuste et applicable, capable de guider la planification et d’assurer un suivi rigoureux des progrès réalisés en matière d’adaptation. Les participants sont appelés à analyser les indicateurs proposés, à suggérer des ajustements pour une mise en œuvre efficace et à consolider le rapport provisoire.

En ouvrant les travaux dudit atelier, la Directrice du Renforcement de la Résilience et de l’Atténuation au Changement Climatique, au Ministère de l’Environnement, Mme Ramata Abba Kiari, a salué l’appui apporté par la commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) à travers cette étude qui devrait doter le Niger d’outils de suivi structurés et hiérarchisés. Selon cette dernière, « ces indicateurs permettront d’évaluer les vulnérabilités, de mesurer l’efficacité des actions d’adaptation et de guider les politiques publiques vers des solutions durables et efficaces ».

Le représentant de la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS), Monsieur Idrissa Mahamadou Soumana, Spécialiste de programmes du Département Technique, a d’abord transmis les salutations de son Excellence Issifi Boureima, Secrétaire Exécutif de la CCRS, à l’endroit des participants, ainsi que sa gratitude au Gouvernement du Niger pour son leadership exemplaire en faveur de l’opérationnalisation de la Commission. Il a relevé la nécessité pour les parties prenantes de s’approprier les résultats de l’étude, de les enrichir et de les valider afin d’assurer leur intégration dans les systèmes nationaux. Il a également indiqué que les résultats qui seront présentées au cours de cette rencontre sont, « le fruit d’un processus rigoureux de consultation et d’analyse ».

Le Niger à l’instar des pays sahéliens, fait face à des défis climatiques majeurs, sécheresses récurrentes, dégradation des terres et forte pression sur les ressources en eau.  Il est donc indispensable de disposer d’outils robustes et crédibles pour mesurer les progrès en matière d’adaptation.

Par Jordan

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Niger–CNPC : un partenariat stratégique sous pression, entre souveraineté nationale et impératifs énergétiques

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Alors que le Niger mise plus que jamais sur l’or noir pour renforcer son économie, les relations avec son principal partenaire pétrolier, la China National Petroleum Corporation (CNPC), traversent une zone de turbulences. Entre exigences de souveraineté, revendications sociales et impératifs d’investissement, Niamey et Pékin cherchent un nouvel équilibre.

Un partenariat clé pour l’économie nigérienne

Depuis plus d’une décennie, CNPC occupe une position centrale dans l’exploitation pétrolière du Niger.

À travers plusieurs entités ( CNPC Niger Petroleum, la raffinerie SORAZ à Zinder, et l’opérateur de l’oléoduc Niger-Bénin (WAPCo) ) le groupe chinois a permis au pays d’accéder à une production commerciale, mais aussi d’exporter son brut à grande échelle.

L’extension du champ d’Agadem et la mise en service de l’oléoduc ont propulsé le Niger parmi les nouveaux exportateurs africains. Les recettes pétrolières ont dépassé les 200 milliards de FCFA en 2024, un record pour le pays.

Pourtant, derrière cette réussite chiffrée, le partenariat suscite un débat profond sur la répartition des bénéfices, le rôle de l’État et la place des Nigériens dans l’exploitation de leurs propres ressources.

Montée des tensions : Niamey réclame un partenariat plus équilibré

Depuis 2025, le gouvernement nigérien a multiplié les critiques à l’égard de CNPC.

Au cœur des reproches :

le non-respect des lois sur le contenu local,

la faible proportion de Nigériens aux postes qualifiés,

les écarts salariaux importants entre expatriés et nationaux,

la sous-représentation de l’État dans la gouvernance des infrastructures pétrolières,

une part jugée insuffisante des revenus pétroliers revenant au Niger.

Plusieurs mesures fortes ont été prises.

Parmi elles :

l’expulsion de cadres expatriés présents depuis plus de quatre ans ;

la demande d’un rééquilibrage de la grille salariale ;

l’obligation pour CNPC de “nigériser” progressivement les postes clés ;

la volonté affirmée d’intégrer le capital de WAPCo, gestionnaire de l’oléoduc.

Ces décisions traduisent une volonté politique claire : reprendre la main sur les ressources nationales.

CNPC entre coopération et contraintes

Face aux exigences de Niamey, CNPC adopte une posture plus prudente.

Selon plusieurs sources, l’entreprise a poursuivi ses exportations et ses opérations techniques, tout en acceptant d’ouvrir des discussions avec les autorités.

Pour CNPC, le Niger est un investissement stratégique, mais également un environnement opérationnel complexe :

Le groupe chinois rappelle avoir financé des projets lourds : champs pétrolifères, oléoduc de près de 2 000 km, infrastructures de pompage, routes et installations logistiques.

Il souligne aussi les enjeux de sécurité, de réglementation et de rentabilité qui accompagnent l’exploitation d’hydrocarbures dans la région.

Enfin, l’entreprise met en avant les emplois créés, les formations dispensées et la contribution aux recettes de l’État.

Même si CNPC reste silencieuse publiquement, elle cherche à éviter une rupture qui serait coûteuse pour toutes les deux parties.

Souveraineté économique : un débat de fond

Cette crise révèle un débat essentiel : comment concilier l’exploitation des ressources naturelles par un partenaire étranger et la souveraineté économique d’un État producteur ?

Pour les autorités nigériennes :

Le pays doit obtenir une part plus juste de la production ;

Les Nigériens doivent occuper davantage de postes techniques et stratégiques ;

L’État doit avoir un rôle accru dans la gestion des infrastructures ;

Les contrats doivent être réévalués pour refléter les réalités actuelles.

Pour CNPC :

Les engagements pris dans les accords initiaux doivent être respectés ;

Les investissements doivent rester sécurisés dans un contexte international exigeant ;

Un changement trop brutal pourrait fragiliser la viabilité économique du projet.

Cette divergence de perceptions nourrit aujourd’hui une relation à la fois stratégique, nécessaire, mais également tendue.

Vers un nouveau cadre de coopération ?

Pour sortir de l’impasse, Niamey a mis en place un comité de haut niveau chargé de revoir la gouvernance du secteur pétrolier, d’étudier la répartition de la production et de proposer une stratégie plus souveraine.

Ses missions incluent :

réviser les contrats existants, renforcer le contenu local, améliorer la transparence, rééquilibrer les parts de production, assurer une meilleure redistribution des richesses.

Dans ce contexte, les discussions en cours entre CNPC et le gouvernement pourraient aboutir à une refonte du modèle de partenariat.

Certains observateurs évoquent déjà une “phase 2” des relations Niger–CNPC : plus réglementée, plus exigeante, plus conforme aux aspirations nationales.

Un avenir qui dépend du compromis

Le Niger a besoin d’un partenaire technique solide pour valoriser son pétrole.

CNPC a besoin d’un environnement stable pour préserver ses investissements.

Les deux acteurs ont donc intérêt à éviter une rupture.

L’enjeu dépasse le simple cadre économique :

il s’agit de définir comment un pays producteur peut collaborer durablement avec un géant énergétique mondial, tout en affirmant sa souveraineté, en protégeant ses travailleurs et en maximisant ses bénéfices.

La suite dépendra de la capacité des deux parties à trouver un terrain d’entente, un partenariat plus équitable, transparent et mutuellement bénéfique.

Adam Iboun Gueye

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Enseignement supérieur : Le Niger accueille deux nouveaux Professeurs Agrégés

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Le Niger enregistre une avancée notable dans le domaine de l’enseignement supérieur avec la promotion de deux nouveaux Professeurs Agrégés, à l’issue du concours d’agrégation du CAMES 2025, tenu à Dakar.

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique, Pr Mamadou Saidou, a officiellement reçu les deux lauréats ce lundi 24 novembre. Il s’agit de :

  • Pr Naba Boukari Moctar, Professeur Agrégé en Sciences de Gestion, de l’Université Djibo Hamani de Tahoua ;
  • Pr Ahmet Illa, Professeur Agrégé en Sciences Politiques, de l’Université Abdou Moumouni de Niamey.

Les deux promus ont exprimé leur reconnaissance aux institutions, encadreurs et autorités ayant soutenu leur parcours. Cette distinction reflète la montée en puissance du système universitaire nigérien au sein de l’espace CAMES.

Le Recteur de l’Université Abdou Moumouni et le Directeur de l’École Doctorale de l’Université de Tahoua ont salué l’engagement des autorités et le soutien institutionnel qui ont permis au Niger de briller une fois de plus sur la scène académique régionale.

L’obtention de l’agrégation permet, après validation de l’année de stage, de devenir professeur agrégé. Un professeur agrégé est, comme tout enseignant titulaire des établissements de l’enseignement public, un fonctionnaire de l’État.

Les épreuves du concours d’agrégation du CAMES se sont déroulées, en présentiel, à Dakar, du 10 au 21 novembre 2025, à l’Université Cheikh Anta Diop. Ils étaient au total 113 candidats issus de 11 pays de l’Afrique de l’Ouest, dont le Niger, à avoir concourus. À l’issue des épreuves, ils ont été évalués par 37 éminents membres du jury.

Par Jordan

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Journée Africaine de la Statistique : quels sont les enjeux de la statistique pour le Niger en 2025 ?

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La Journée africaine de la statistique est célébrée le 18 novembre de chaque année pour sensibiliser sur l’importance des statistiques pour le développement social et économique en Afrique.

Cette journée met l’accent sur la modernisation des systèmes statistiques pour qu’ils produisent des données plus pertinentes, opportunes et inclusives. Les thèmes de cette journée sont liés à des enjeux tels que la promotion d’une société juste et prospère, et l’exploitation des innovations en matière de données et de statistiques.

Les Objectifs principaux sont :

  • Sensibiliser le public et les décideurs sur l’importance des statistiques, pour la prise de décisions fondées sur des données probantes ;
  • Promouvoir la modernisation des systèmes statistiques nationaux en utilisant des technologies de pointe ;
  • Mettre en lumière le rôle des statistiques dans le suivi de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et l’Agenda 2030 pour le développement durable ;
  • Encourager la collaboration et l’échange de vues entre les acteurs du système statistique africain pour améliorer la production et l’utilisation des données.

L’innovation au centre de l’édition 2025

En 2025, la Journée Africaine de la Statistique est placée sous le thème : « Tirer parti des innovations en matière de données et de statistiques pour promouvoir une société juste, pacifique, inclusive et prospère pour les Africains ». Un thème inspiré du thème de l’Union africaine pour 2025 : « Justice pour les Africains et les personnes d‘ascendance africaine grâce aux réparations ».

Cette année, les célébrations seront axées sur l’importance croissante que revêt l’exploitation du pouvoir de transformation des données et des innovations statistiques face aux défis du développement en Afrique. Compte tenu de cette importance, il convient de transformer les systèmes statistiques, notamment par l’adoption de technologies de pointe, pour faire en sorte que les données produites soient opportunes, pertinentes et inclusives et qu’elles puissent donc éclairer des politiques fondées sur des données probantes qui favorisent la paix, la justice et la prospérité.

Au-delà de l’ambition, il importe plus que jamais d’augmenter les investissements dans les innovations pour produire des données et des statistiques, compte tenu de la demande croissante de statistiques fiables sur des sujets tels que la gouvernance, la justice, l’inclusion et la situation socioéconomique, qui sont tous incorporés dans le thème de la Journée africaine de la statistique 2025.

Les enjeux de la statistique pour le Niger en 2025

En 2025, les enjeux de la statistique au Niger sont centrés sur la réussite du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat (5ème RGPH), qui vise à fournir des données fiables pour la planification du développement national, ainsi que sur l’intégration des innovations statistiques comme le big data et l’IA pour une gouvernance plus juste et prospère.

La statistique est également cruciale pour mesurer et orienter les réponses face aux défis majeurs tels que la dynamique démographique rapide, l’économie informelle, et les impacts du changement climatique, a noté CREG CENTER.

Le recensement est un outil indispensable pour la planification du développement et l’élaboration des politiques publiques, en fournissant des données démographiques fiables et actualisées.

La réussite du recensement dépend de la coordination des comités régionaux et de la mobilisation de ressources, notamment via des partenariats et l’appui des bailleurs de fonds comme la Banque Mondiale.

Une attention particulière est mise sur la prise en compte des inégalités de genre, en s’assurant que l’opération soit respectueuse de l’équité et de la dignité humaine.

L’utilisation des innovations comme le big data, l’intelligence artificielle et les données mobiles est vue comme une opportunité pour améliorer la collecte, l’analyse et l’utilisation des statistiques.

L’innovation statistique est perçue comme un moyen de promouvoir une société plus juste, grâce à une plus grande transparence et à des données plus fiables.

La croissance démographique rapide et le vieillissement de la population nécessitent une planification précise des infrastructures et des services sociaux de base.

Le caractère informel de l’économie et sa dépendance vis-à-vis du secteur rural posent des défis pour la collecte de données fiables sur la situation économique et l’emploi.

L’économie est très sensible aux aléas climatiques, et la statistique est nécessaire pour évaluer les impacts des crises humanitaires récurrentes (insécurité, sécheresses, épidémies) et orienter les réponses adéquates.

Par Jordan

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