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Fin de mission à Agadez pour la Représentante de l’UNICEF au Niger

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Du 13 au 15 août 2025, Agadez, la capitale de l’Aïr, a accueilli une mission de haut niveau de l’UNICEF, conduite par Mme Djanabou Mahonde, Représentante de l’institution au Niger. Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi des actions engagées par l’organisation dans la région, avec un accent particulier sur la mise en œuvre de la démarche Contrat Social. Un mécanisme innovant qui mobilise collectivités, services techniques, société civile et communautés, autour des questions de bonne gouvernance, de mobilisation des ressources fiscales et du renforcement de l’éducation en milieu nomade.

Une délégation de haut niveau

Mme Mahonde était accompagnée dans cette mission, de Sylvain Nkwenkeu Fils, Chef section Politiques sociales, Constance Kouakou, Manager Éducation, et Islamane Abdou Soumaila, Chargé de communication.

À Agadez, la délégation a été accueillie par Soufiyane Amadou (Chef du bureau UNICEF régional), entouré de Ramatou Garba Zakari (PO Éducation), Ousmane Joseph Halidou (PO Protection de l’enfant), Sabit Idrissa (PO Politiques sociales) et Oumarou Ibrahim (Consultant SBC).

La cérémonie d’accueil a également réuni plusieurs partenaires institutionnels, dont Sabit Boula, Directeur régional de l’Éducation nationale, ainsi que des représentants de la Direction régionale du Plan d’Agadez, témoignant de l’importance accordée à ce partenariat stratégique.

Cadre institutionnel et premières visites

Le mercredi 13 août, la mission a débuté par une visite de courtoisie au Gouvernorat d’Agadez, où Mme Mahonde a été reçue par M. Souleymane Seidou Boulhassan Secrétariat général de la région.

Les échanges ont permis de réaffirmer l’importance du soutien institutionnel aux programmes de l’UNICEF et de présenter les objectifs de la mission qui sont, notamment, de renforcer la coopération en faveur de l’éducation en milieu nomade et d’évaluer l’avancement du Contrat social dans la région.

La délégation s’est ensuite rendue à l’école Tekazamt, qui accueille une classe passerelle pour enfants migrants, afin d’observer les conditions d’apprentissage et d’échanger avec les enseignants. La journée s’est achevée par une réunion de travail avec le Comité technique régional EMiN (Éducation en Milieu Nomade).

Immersion à Abalama et Aderbissanat

Le jeudi 14 août, cap sur Abalama, dans le département d’Aderbissanat, où la délégation a été accueillie par les autorités locales et une population mobilisée.

À ce niveau, la première étape a été la visite de l’école nomade d’Inkadewan, créée en 2014 et soutenue par l’UNICEF depuis 2019, avec des investissements notables : construction de salles de classe, blocs de latrines, cantines scolaires. En 2025, 100 % des candidats au CFEPD de cette école ont été admis.

La mission a poursuivi par la visite du Collège d’Enseignement Général (CEG) d’Abalama, du Centre de Santé Intégré (CSI) et de l’école primaire d’Abalama, où a été présenté le bilan de la commune dans le cadre du Contrat social.

Aderbissanat, un modèle de gouvernance locale

Commune rurale de 25 000 km² et peuplée de 51 754 habitants, Aderbissanat fait partie des neuf communes pilotes de la région, bénéficiant de l’accompagnement de l’UNICEF, pour la mise en œuvre du Contrat social.

Deux priorités y ont été définies :

  • la mobilisation accrue des ressources fiscales ;
  • l’amélioration de l’éducation en milieu nomade.

À ce titre, les résultats enregistrés en 2025 sont significatifs :

  • 23 millions de Fcfa investis dans l’éducation sur fonds propres (contre 3 millions en 2024 et aucun en 2023) ;
  • construction de 2 classes ;
  • réparation de 200 tables-bancs ;
  • adduction d’eau et électrification dans plusieurs écoles, dont le dortoir des filles du CES Eschker ;
  • soutien aux examens et aux CAPED.

Ces réalisations illustrent l’efficacité d’une gouvernance participative, centrée sur la transparence et la redevabilité.

Message de clôture

Le vendredi 15 août, après un débriefing avec l’équipe du bureau UNICEF d’Agadez, la délégation a regagné Niamey.

En clôture, Mme Mahonde a déclaré :

« Cette mission nous a permis de constater que la mobilisation des ressources fiscales et leur réinvestissement dans l’éducation et la santé à travers le Contrat social constituent un exemple concret de gouvernance locale réussie. Les stratégies mises en place pour améliorer l’accès à l’éducation des enfants vivant en milieu nomade sont particulièrement encourageantes. »

Elle a salué la progression rapide des recettes fiscales et réaffirmé l’engagement de l’UNICEF à soutenir ces efforts, pour que les ressources locales servent en priorité à l’amélioration des services sociaux de base, notamment au profit des enfants.

Une dynamique à consolider

La mission de Mme Mahonde à Agadez aura permis de renforcer le dialogue entre autorités, communautés et partenaires techniques. L’exemple d’Aderbissanat démontre qu’une mobilisation endogène des ressources, bien gérée et orientée vers les besoins prioritaires, peut devenir un levier puissant de développement local, durable.

Ilana Ilila Ibrahim

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Nucléaire : Les applications pacifiques de l’énergie atomique expliquées aux journalistes et acteurs de la société civile au Niger

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La Haute Autorité Nigérienne à l’Énergie Atomique (HANEA) a organisé, ce vendredi 9 janvier 2026, un atelier de sensibilisation et d’information sur les applications pacifiques de l’énergie atomique, à l’intention des professionnels des médias, des ONG et des acteurs de la société civile.

Présidée par Dr Mindaoudou Zeinabou, Présidente de la HANEA, cette rencontre vise à renforcer les capacités de communication scientifique sur les usages pacifiques du nucléaire, dans un contexte où l’uranium reste au cœur des débats stratégiques au Niger.

Pendant deux jours, les participants seront formés sur les différentes applications non militaires de l’énergie atomique dans des secteurs clés tels que :

– La santé humaine (lutte contre le cancer, diagnostic et traitement médical) ;

– L’agriculture et l’élevage (amélioration des semences, santé animale, alimentation du bétail) ;

– La gestion des ressources en eau ;

– L’énergie et l’industrie, pour une utilisation durable et autonome.

L’un des objectifs majeurs de cet atelier est de démystifier l’uranium, souvent associé uniquement aux enjeux géopolitiques et militaires, en mettant en lumière les bénéfices concrets pour le développement socio-économique des pays, du Niger notamment.

La HANEA entend, à travers cette initiative, impliquer les relais d’opinion dans la diffusion d’informations fiables et accessibles sur l’énergie atomique, tout en consolidant une approche souveraine et responsable de l’exploitation des ressources nucléaires au Niger.

Par Jordan

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Formation des chefs de services de police sur la lutte contre les violences basées sur le genre

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Photo : Vision 24

Le Service central de protection des mineurs et des femmes (SCPMF), en partenariat avec l’UNICEF, a lancé le 15 décembre 2025 à Dosso une formation de quatre jours consacrée à la protection de l’enfant et à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

Cette session regroupe des chefs de services de protection des mineurs et des femmes issus des huit régions du Niger. Elle vise à renforcer leurs capacités opérationnelles, notamment en matière de prise en charge des victimes au niveau des services d’enquête.

Dans son allocution, la Commissaire principale de police Zouera Hassane Haousseize, Directrice du SCPMF, a souligné l’importance de cette initiative dans un contexte national marqué par des défis persistants liés aux droits des enfants et des femmes. Elle a invité les participants à tirer le meilleur profit des modules de formation afin d’améliorer la qualité des interventions sur le terrain.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Gouverneur de la région de Dosso, le Colonel-major Bana Alhassane, a salué cette initiative qu’il juge pertinente et opportune. Il a insisté sur la nécessité pour les participants de faire preuve d’assiduité, de discipline et d’engagement tout au long de la formation.

Les travaux porteront notamment sur les techniques d’enquête sensibles aux VBG, les droits de l’enfant, la prise en charge psychosociale des victimes, ainsi que sur les normes nationales et internationales en matière de protection.

Au Niger, la situation demeure préoccupante : près de 28 % des filles sont mariées avant l’âge de 15 ans, tandis que les violences physiques, sexuelles et psychologiques sont accentuées par la pauvreté, l’insécurité et les crises climatiques. Face à ces réalités, des actions sont engagées pour renforcer les mécanismes de prévention et de protection, avec l’appui de partenaires techniques et financiers, dont l’UNICEF.

Cette formation s’inscrit ainsi dans une approche globale visant à mieux outiller les forces de sécurité pour prévenir, détecter et répondre efficacement aux cas de violences basées sur le genre, tout en garantissant un traitement respectueux de la dignité et des droits humains des victimes.

Par Jordan

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Mariages à Niamey : une inflation inquiétante des dépenses qui étouffe les familles

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À Niamey, le phénomène prend de l’ampleur. D’année en année, les dépenses liées au mariage deviennent de plus en plus exorbitantes, au point de transformer un événement censé être simple, sobre et béni en une véritable épreuve financière pour de nombreuses familles. Une dérive devenue tellement récurrente qu’elle suscite désormais l’indignation et l’inquiétude sur les réseaux sociaux.

C’est dans cette dynamique qu’Arouna Abdourahamane, plus connu sous le nom de Tonton Assurance, a consacré une analyse dans sa rubrique Facebook « Autour du Thé ». Cette fois, il aborde un sujet sensible : la surcharge financière imposée aux familles lors des cérémonies de mariage. Une réflexion que la militante Safinatou Aik, très engagée dans la promotion des bonnes pratiques sociales, a largement développée en apportant des chiffres précis et alarmants. Selon elle, ce qui devait rester un acte symbolique, spirituel et sobre s’est transformé en un système socialement imposé, où chaque famille se sent obligée de « faire comme les autres » au risque d’être jugée, critiquée ou dévalorisée.

Une inflation qui étouffe les familles

D’après les montants avancés par Safinatou Aik, les dépenses exigées aujourd’hui atteignent des niveaux insoutenables :

150 000 à 250 000 F pour recevoir ceux qui viennent déposer la dot : jus, eau, rôtis, boule…

Des meubles, appareils et équipements évalués à 1 500 000 F ou plus.

Une valise d’habits destinée au marié, coûtant entre 150 000 et 500 000 F.

Des cadeaux aux belles-sœurs et beaux-parents, allant de 200 000 à plus d’un million : draps, bazins, pagnes, tasses, tapis, kits divers.

Un bœuf + sacs de riz + condiments : environ 350 000 F ou davantage.

Le foyandi, étape incontournable, estimé à 600 000 F au minimum sans compter les poulets à rôtir le lendemain du mariage, environ 200 000 F.

Autre dérive : les uniformes

Selon les témoignages recueillis, certaines familles exigent 4 à 7 uniformes pour une seule cérémonie. Une tradition qui pousse les amies, collègues ou cousines de la mariée à s’endetter pour maintenir les apparences.

Safinatou Aik questionne :

« Pourquoi acheter 7 uniformes ? Est-ce que cette amie ferait de même pour toi ? »

Un rappel à la réalité : beaucoup se ruinent pour des personnes qui, dans un contexte inverse, n’auraient pas agi de la même manière.

Un modèle social devenu insupportable

Pour un homme, se marier dans ces conditions exige aujourd’hui au moins 2 millions de francs, si ce n’est plus.

Pour les parents de la jeune mariée, la facture peut grimper jusqu’à 4 millions. Dans un pays où une grande partie de la population vit dans la précarité, ce modèle n’est tout simplement plus tenable.

La question se pose clairement :

comment un père ayant 6 ou 7 filles pourra-t-il les marier dignement sans s’endetter pour des années ?

Un appel urgent à la société et aux autorités

Face à cette spirale dangereuse, Arouna Abdourahamane et Safinatou Aik appellent à revenir à l’essentiel : la simplicité, la responsabilité, la modération et la conformité aux valeurs authentiques de notre culture et de notre religion.

Ils encouragent les familles à cesser de se laisser imposer des normes sociales irréalistes, qui ne reposent ni sur la tradition, ni sur la religion, ni sur la raison.

Les autorités, les leaders religieux et les associations interpellés

Ce phénomène, devenu systémique, appelle désormais une réponse collective :

Les autorités doivent envisager des campagnes de sensibilisation sur le coût excessif des mariages.

Les associations islamiques sont appelées à rappeler les recommandations religieuses en matière de célébration, basées sur la simplicité et non l’ostentation.

Les parents doivent également revoir leurs exigences afin d’éviter de condamner leurs enfants à retarder ou renoncer au mariage, faute de moyens.

Au-delà des chiffres et des témoignages, ce phénomène devenu presque banal à Niamey interroge profondément notre modèle social et les valeurs que nous prétendons défendre. En laissant les mariages se transformer en compétitions financières, nous exposons des familles entières à la pression, à l’endettement, parfois même à l’humiliation. Il est urgent que chacun autorités, leaders religieux, associations islamiques, mais aussi parents et jeunes prenne conscience de la dérive. Le mariage, censé être un engagement spirituel et un moment de joie, ne doit plus devenir un fardeau économique. Revenir à la simplicité, au sens, et à l’essentiel est aujourd’hui une nécessité pour protéger nos foyers, préserver notre cohésion sociale et redonner au mariage sa véritable valeur.

Adam Iboun Gueye

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