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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 29 SEPTEMBRE 2022

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  Le Conseil des Ministres s’est réuni ce jour,
jeudi 29 septembre 2022, dans la salle habituelle des délibérations, sous la présidence de Son Excellence Monsieur MOHAMED BAZOUM, Président de la République, Président du Conseil des Ministres.

      Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

 

 

I.         AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE.

Le Conseil des Ministres a adopté les projets de textes ci-après :

 

1.1.        projet de décret relatif au dispositif d’appui au profit des anciens Premiers Ministres.

 

1.2.        projet de décret déclarant d’utilité publique les opérations de construction de la ligne haute tension 132KV, double ternes Kandadji-Niamey.

Ces opérations consistent en la réalisation d’une ligne haute tension 132KV, double ternes sur une distance de 190 Km devant raccorder le poste « départ » Kandadji, au poste « arrivée » situé sur le plateau du village de Gorou Banda.

Le présent projet de décret a pour objet de déclarer d’utilité publique les zones situées dans l’emprise de la ligne haute tension afin de permettre de les reverser dans le domaine foncier public de l’Etat.

 

II.      AU TITRE DU CABINET DU PREMIER MINISTRE.

Le Conseil des Ministres a adopté les projets de textes ci-après :

2.1           Rapport de suivi semestriel de l’action Gouvernementale.

 Le rapport semestriel de suivi de la performance de l’action gouvernementale fait le point sur les progrès réalisés vers l’atteinte des cibles annuelles des projets annuels de performance (PAP) des Ministères, après six (06) mois d’exécution budgétaire. Il offre des éléments d’aide à la décision pour d’éventuelles réorientations.

La mise en œuvre des programmes budgétaires durant le premier semestre 2022 est intervenue dans un contexte global marqué par des crises sécuritaires et sanitaires, le déficit de la campagne agricole ainsi que les répercussions des tensions géoponiques. Néanmoins, des progrès considérables ont été enregistrés dans la réalisation des cibles annuelles des livrables.

 2.2           Projet de décret portant Code des Marchés Publics et des Délégations de Service Public

La mise en œuvre du décret n° 2016-641/PRN/PM du 1er décembre 2016, portant code des marchés publics et des délégations de service public a permis à notre système de passation des marchés publics d’être au diapason des standards internationaux, notamment par l’obligation qu’il fait du respect des règles de transparence, d’efficience, d’économie et de responsabilisation des acteurs de la commande publique.

Malgré tous ces efforts, les enseignements tirés des activités principales de l’Agence de Régulation des Marchés Publics, révèlent  des difficultés pour les autorités contractantes de conduire convenablement les procédures de passation des marchés avec comme corollaire une sous-consommation et une mauvaise gestion des crédits alloués.

Ces constats ont engendrés l’idée d’une refonte du Code en vigueur en vue d’apporter les améliorations nécessaires.

 Le présent projet de décret met l’accent sur l’encadrement de certaines procédures en prenant en compte les prescriptions de la directive n° 04/2005/CM/UEMOA du 09 décembre 2005, portant procédures de passation, d’exécution et de règlement des marchés publics et des délégations de service public concernant notamment le recours à la procédure d’entente directe et de l’appel d’offres restreint.

Les autres innovations introduites dans le nouveau code sont, entre autres :

 

–         la possibilité donnée à l’entité administrative en charge du contrôle a priori des marchés publics et aux autorités contractantes, de veiller au respect des indicateurs de performance de l’UEMOA ;

 

–      les acquisitions des missions diplomatiques et celles des Forces de Défense et de Sécurité  ont été intégrées au titre du régime dérogatoire pour prendre en compte leur spécificité ;

–      les achats dont les montants sont inférieurs aux seuils sont soumis à des procédures de bon de commande dont les modalités sont fixées par arrêté du Premier Ministre ;

–      des clarifications sont apportées en ce qui concerne  la double revue pour une meilleure compréhension de la procédure ;

–      des délais fixes sont prévus pour les procédures de sollicitation des prix dans un souci d’harmonisation ;

–      des dispositions favorables à l’accès des PME aux marchés publics ont été prévues et précisées.

III.    AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE ET DES ENERGIES RENOUVELABLES.

Le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant acte de cessibilité des propriétés à exproprier dans le cadre des opérations de construction des lignes Haute Tension de transport d’interconnexion électrique de 330KV frontière du Nigéria-Zabori-Niamey-frontière du Burkina Faso et Zabori-frontière du Benin et le poste 330/132/33KV de Zabori.

Le présent projet de décret a pour objet, de rendre cessibles au profit de l’Etat, les propriétés concernées par les opérations de construction de la partie nigérienne  du projet régional de la dorsale nord 330 KV afin de dédommager les propriétaires.

IV.    AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE ET DE LA REFORME ADMINISTRATIVE.

Le Conseil des Ministres a adopté le projet de décret portant organisation du régime des retraites des fonctionnaires de l’Etat.

Le présent projet de décret est une refonte du décret n°61-50/MFP/P/MF du 27 mars 1961, portant organisation du régime des retraites des fonctionnaires de la République du Niger et institution d’un fonds national des retraites.

Il adapte le régime des retraites au contexte actuel, en tenant compte de l’évolution des institutions et de l’environnement social.

Entre autres innovations, le présent projet de décret consacre la mensualisation des pensions des retraités et met fin à certaines formes de discrimination à l’égard des femmes fonctionnaires.

Enfin, l’adoption du présent projet de décret permettra également à la Caisse Autonome des Retraites  du Niger de prendre en charge la gestion effective du Fonds National des Retraites.

 

V.      MESURES NOMINATIVES

Le Conseil des Ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :

AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE, DE LA POPULATION ET DES AFFAIRES SOCIALES

·       Monsieur Nasser Kada, gestionnaire des services de santé, Mle 57985/K, est nommé inspecteur des services.

Il est mis fin aux fonctions d’inspecteurs des services exercées par les personnes ci-après :

·       Docteur Guida Seidou, médecin radiologue.

·       Madame Soumana Abdallah Mariama, inspectrice principale du trésor, Mle 85211/V.

AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATON

Les personnalités dont les noms suivent sont nommées membres du Bureau du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC) pour un mandat de cinq (5) ans à compter du 21 septembre 2022.

Il s’agit de :

•        Premier Vice-président: Monsieur Saddi Samaila.

•        2ème Vice-président : Madame Amina Tchémogo.

•        3ème Vice-président: Monsieur Djibrilla Idrissa.

•        4ème Vice-président Monsieur Soumaila Tchiwaké.

•        Premier Rapporteur du Bureau du CESOC : Monsieur Sani Wada

•        2ème Rapporteur du Bureau du CESOC : Monsieur Dodo Manou

•        3ème Rapporteur du Bureau du CESOC : Monsieur Mai Ali Boukar.

Les personnalités dont les noms suivent sont nommées membres du Conseil Economique, Social et Culturel (CESOC) pour un mandat de cinq (5) ans à compter du 21 septembre 2022.

Il s’agit de :

1°) Représentants des Conseils Régionaux et de la Ville de Niamey :   

 Conseil Régional d’Agadez

 

1.    Monsieur Mohamed Anako

2.    Monsieur Matachi Moussa

 

Conseil Régional de Diffa :

 

3.    Monsieur Ali Bossoma Boukar

4.    Monsieur Kaoumi Bri Kassoum

 

Conseil Régional de Dosso :

 

5.    Madame Boubacar Nana

6.    Monsieur Hassane Oumarou

 

Conseil Régional de Maradi :

 

7.    Monsieur Maty Almoustapha

8.    Madame Baba Habi Saadou

 

Conseil Régional de Tahoua :

 

9.     Monsieur Maliki Harouna

10. Monsieur Galiou Hamadel Momine

Conseil Régional de Tillabéry :

11.                      Monsieur Issifou Issa

12.                      Monsieur Diafara Moussa

Conseil Régional de Zinder :

13.                      Monsieur Mohamed Ali Manzo Diallo

14.                      Madame Ayouba Balki Mahamane

Ville de Niamey :

15.                      Monsieur Oumarou Dogari Moumouni

16.                      Madame Mariama Souley Sanda

2°) Représentants des Conseils de Ville :

Conseil de Ville de Maradi :

     17. Monsieur Rabiou Kané Garba

Conseil de ville de Tahoua :

18.         Monsieur Aboubacar Issa

Conseil de Ville de Zinder :

19.         Madame Fannata Mamadou Digagi

        Conseil de Ville de Niamey :

 

20.         Monsieur Idrissa Barbizo

3°)  Représentants des Conseils Municipaux des Régions :

 Conseils Municipaux de la Région d’Agadez :

21. Monsieur Abdourahamane Tourawa

 Conseils Municipaux de la Région de Diffa :

22. Monsieur Issa Bonga

 Conseils Municipaux de la Région de Dosso :

23 Monsieur Maikigoudou Boubacar

 Conseils Municipaux de la Région de Maradi :

24 Monsieur Ousmane Dan Bouga

 Conseils Municipaux de la Région de Tahoua :

25 Monsieur Abdoulaye  Zayana

 Conseils Municipaux de la Région de Tillabéry :

26. Monsieur Karidio Hamadou

 Conseils Municipaux de la Région de Zinder :

27. Monsieur Issoufou Issa

        Conseils Communaux d’Arrondissement de la Ville de Niamey

         28. Monsieur Sidibé Boureima

4°) Représentants de la chefferie traditionnelle :

 

Région d’Agadez

 

29. Son Altesse Oumarou Ibrahim Oumarou

Région de Diffa :

30. Honorable Mai Warouma Mai Arifa

 

Région de Dosso :

 

31. Honorable Mahaman Sani Ibrah

Région de Maradi :

 

32. Honorable Issoufou Maidobo

Région de Tahoua :

33. Honorable Hamzata Mohamed

Région de Tillabéry :

34. Honorable Alhassane Albadé

Ville de Niamey :

35. Honorable Maazou Mamoudou

Région de Zinder :

36. Son Altesse Aboubacar Sanda

 5°) Représentants des Associations religieuses :

37. Dr. El Hamet Maî Ousmane

38. Monsieur Sani Sadi

39. Monsieur Raymond Younoussi Yoro

6°) Représentants de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger :

40. Monsieur Oumarou Laouali Gago

41. Madame Maidah Zeinabou Mamoudou

7°) Représentant de la Chambre des Métiers et d’Artisanat du  Niger :

42. Monsieur Alassane Abdou

 8°) Représentants du Réseau National des Chambres d’Agriculture :

43. Monsieur Assadeck Alkabouss

44. Monsieur Hamed Ouha

45. Monsieur Moussa Diagara

46. Monsieur Ladan Soumana

47. Monsieur Mamane Moutari Harouna

48. Monsieur Oumarou Garba

49. Monsieur  Salifou Allassane Djimaraou

50. Monsieur Soumaila Abdourahamane

51. Monsieur Mahamane Amadou Doutchi

9°) Représentant des associations des Droits de l’Homme et de la Promotion de la Démocratie

52. Monsieur Anda Garba Moussa

  10°) Représentants des Enseignants chercheurs :

      a°) Université Abdou Moumouni de Niamey :

53. Dr Moussa Mayaki Fatchima

54. Pr. Amadou Boureima

         b°) Université de Maradi :

55. Dr Hamidine Mahamadou

       c°) Université de Tahoua :

56. Dr Dan Baky Agada

      d°) Université de Zinder :

57. Dr Alka Ousmane Mahamadou

11°)  Représentant des Fédérations Culturelles :

58. Monsieur Yacouba Adamou dit Black Mailer

 12°)  Représentant des Fédérations Sportives :

59. Monsieur Nouhou Daouda

13°)  Représentants des Collectifs d’organisations féminines :

60. Madame Souley Zeinabou Habou Barma

61. Madame Hadjia Karima Mahamane

14°) Représentants des Confédérations Syndicales des Travailleurs :

62. Monsieur Ibro kané

63. Monsieur Oumarou Moussa

64. M. Elhadj Mamadou Sako

65. Madame Hadjia Mariama Lankoandé

66. Monsieur Alain Adikan

  15°) Représentant des Syndicats des Travailleurs non affiliés :

67. Monsieur Maman Salé

 16°) Représentants des organisations patronales :

68. Monsieur Ibrahim Mounkaila

69. Monsieur Salifou Mayaki

70. Monsieur Adolphe Sagbo

71. Madame Maiga Zalika

17°) Personnalités désignées par le Président de la République

72. Monsieur Hama Aboubacar

73. Monsieur Mahaman Lawali Ahmadou Kanta

74. Monsieur Yahaya Djibo

75. Monsieur Adamou Tinni Alzouma

76. Madame Koubra Raphiou

77. Monsieur Souley Madou

78. Monsieur Abba Maloun

18°)  Personnalités désignées par le Président de l’Assemblée nationale :

79. Monsieur Haya Oumarou Amadou

80. Monsieur Tahirou Harouna

81. Elhadj Labo Mahaman Nourou

82. Madame Sabo Garba Baraka

 19°) Personnalités désignées par le Premier ministre :

83. Mme Fatima Bizo

84. Monsieur Mahamane Mahamadou

 20°) Représentant des Nigériens à l’extérieur :

85. Monsieur Ousman Sanda Boubacar

 21°) Représentant de l’Association Nationale des Handicapés :

         86. Monsieur Alhassane Youma

22°) Représentant des organisations de défense et de protection de l’environnement :

87.  Monsieur Halidou Moussa

23°) Représentant des organisations du secteur des industries extractives :

88. Monsieur  Issoufou Sherif

 24°) Représentant de l’Association des Municipalités du Niger.  

89. Monsieur Abdou Ouhou Dodo

 25°) Représentant de l’Union des Scolaires Nigériens (USN).  

90. Monsieur Boudou Issoufou Mahamadou

 26° Représentant du Conseil National de la Jeunesse (CNJ).  

91.  Monsieur Yacouba Ango

VI.    COMMUNICATIONS.

Le Conseil des Ministres a entendu deux (02) communications.

 1).   une communication du Ministre du Commerce relative à l’organisation de la 3ème édition de l’initiative « mois d’octobre, mois du consommer local » dans l’espace UEMOA, qui débutera le 1er octobre 2022.

Le thème unique retenu pour tous les Etats membres est : « Consommation des produits locaux, un levier d’accroissement des investissements productifs de développement et d’intégration régionale ».

2).   une communication du Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat relative à l’organisation du concours national de musique moderne nigérienne « PRIX DANGOURMOU » qui se déroulera du 19 au 25 octobre 2022 à Tahoua.

L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence Monsieur le Président de la République a levé la séance.

Fait à Niamey, le 29 septembre 2022

 

Le Secrétaire Général

Adjoint du Gouvernement

Source: Présidence du Niger. Radio Wadata-Niamey

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Nucléaire : Les applications pacifiques de l’énergie atomique expliquées aux journalistes et acteurs de la société civile au Niger

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La Haute Autorité Nigérienne à l’Énergie Atomique (HANEA) a organisé, ce vendredi 9 janvier 2026, un atelier de sensibilisation et d’information sur les applications pacifiques de l’énergie atomique, à l’intention des professionnels des médias, des ONG et des acteurs de la société civile.

Présidée par Dr Mindaoudou Zeinabou, Présidente de la HANEA, cette rencontre vise à renforcer les capacités de communication scientifique sur les usages pacifiques du nucléaire, dans un contexte où l’uranium reste au cœur des débats stratégiques au Niger.

Pendant deux jours, les participants seront formés sur les différentes applications non militaires de l’énergie atomique dans des secteurs clés tels que :

– La santé humaine (lutte contre le cancer, diagnostic et traitement médical) ;

– L’agriculture et l’élevage (amélioration des semences, santé animale, alimentation du bétail) ;

– La gestion des ressources en eau ;

– L’énergie et l’industrie, pour une utilisation durable et autonome.

L’un des objectifs majeurs de cet atelier est de démystifier l’uranium, souvent associé uniquement aux enjeux géopolitiques et militaires, en mettant en lumière les bénéfices concrets pour le développement socio-économique des pays, du Niger notamment.

La HANEA entend, à travers cette initiative, impliquer les relais d’opinion dans la diffusion d’informations fiables et accessibles sur l’énergie atomique, tout en consolidant une approche souveraine et responsable de l’exploitation des ressources nucléaires au Niger.

Par Jordan

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Formation des chefs de services de police sur la lutte contre les violences basées sur le genre

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Photo : Vision 24

Le Service central de protection des mineurs et des femmes (SCPMF), en partenariat avec l’UNICEF, a lancé le 15 décembre 2025 à Dosso une formation de quatre jours consacrée à la protection de l’enfant et à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

Cette session regroupe des chefs de services de protection des mineurs et des femmes issus des huit régions du Niger. Elle vise à renforcer leurs capacités opérationnelles, notamment en matière de prise en charge des victimes au niveau des services d’enquête.

Dans son allocution, la Commissaire principale de police Zouera Hassane Haousseize, Directrice du SCPMF, a souligné l’importance de cette initiative dans un contexte national marqué par des défis persistants liés aux droits des enfants et des femmes. Elle a invité les participants à tirer le meilleur profit des modules de formation afin d’améliorer la qualité des interventions sur le terrain.

Présidant la cérémonie d’ouverture, le Gouverneur de la région de Dosso, le Colonel-major Bana Alhassane, a salué cette initiative qu’il juge pertinente et opportune. Il a insisté sur la nécessité pour les participants de faire preuve d’assiduité, de discipline et d’engagement tout au long de la formation.

Les travaux porteront notamment sur les techniques d’enquête sensibles aux VBG, les droits de l’enfant, la prise en charge psychosociale des victimes, ainsi que sur les normes nationales et internationales en matière de protection.

Au Niger, la situation demeure préoccupante : près de 28 % des filles sont mariées avant l’âge de 15 ans, tandis que les violences physiques, sexuelles et psychologiques sont accentuées par la pauvreté, l’insécurité et les crises climatiques. Face à ces réalités, des actions sont engagées pour renforcer les mécanismes de prévention et de protection, avec l’appui de partenaires techniques et financiers, dont l’UNICEF.

Cette formation s’inscrit ainsi dans une approche globale visant à mieux outiller les forces de sécurité pour prévenir, détecter et répondre efficacement aux cas de violences basées sur le genre, tout en garantissant un traitement respectueux de la dignité et des droits humains des victimes.

Par Jordan

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Mariages à Niamey : une inflation inquiétante des dépenses qui étouffe les familles

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À Niamey, le phénomène prend de l’ampleur. D’année en année, les dépenses liées au mariage deviennent de plus en plus exorbitantes, au point de transformer un événement censé être simple, sobre et béni en une véritable épreuve financière pour de nombreuses familles. Une dérive devenue tellement récurrente qu’elle suscite désormais l’indignation et l’inquiétude sur les réseaux sociaux.

C’est dans cette dynamique qu’Arouna Abdourahamane, plus connu sous le nom de Tonton Assurance, a consacré une analyse dans sa rubrique Facebook « Autour du Thé ». Cette fois, il aborde un sujet sensible : la surcharge financière imposée aux familles lors des cérémonies de mariage. Une réflexion que la militante Safinatou Aik, très engagée dans la promotion des bonnes pratiques sociales, a largement développée en apportant des chiffres précis et alarmants. Selon elle, ce qui devait rester un acte symbolique, spirituel et sobre s’est transformé en un système socialement imposé, où chaque famille se sent obligée de « faire comme les autres » au risque d’être jugée, critiquée ou dévalorisée.

Une inflation qui étouffe les familles

D’après les montants avancés par Safinatou Aik, les dépenses exigées aujourd’hui atteignent des niveaux insoutenables :

150 000 à 250 000 F pour recevoir ceux qui viennent déposer la dot : jus, eau, rôtis, boule…

Des meubles, appareils et équipements évalués à 1 500 000 F ou plus.

Une valise d’habits destinée au marié, coûtant entre 150 000 et 500 000 F.

Des cadeaux aux belles-sœurs et beaux-parents, allant de 200 000 à plus d’un million : draps, bazins, pagnes, tasses, tapis, kits divers.

Un bœuf + sacs de riz + condiments : environ 350 000 F ou davantage.

Le foyandi, étape incontournable, estimé à 600 000 F au minimum sans compter les poulets à rôtir le lendemain du mariage, environ 200 000 F.

Autre dérive : les uniformes

Selon les témoignages recueillis, certaines familles exigent 4 à 7 uniformes pour une seule cérémonie. Une tradition qui pousse les amies, collègues ou cousines de la mariée à s’endetter pour maintenir les apparences.

Safinatou Aik questionne :

« Pourquoi acheter 7 uniformes ? Est-ce que cette amie ferait de même pour toi ? »

Un rappel à la réalité : beaucoup se ruinent pour des personnes qui, dans un contexte inverse, n’auraient pas agi de la même manière.

Un modèle social devenu insupportable

Pour un homme, se marier dans ces conditions exige aujourd’hui au moins 2 millions de francs, si ce n’est plus.

Pour les parents de la jeune mariée, la facture peut grimper jusqu’à 4 millions. Dans un pays où une grande partie de la population vit dans la précarité, ce modèle n’est tout simplement plus tenable.

La question se pose clairement :

comment un père ayant 6 ou 7 filles pourra-t-il les marier dignement sans s’endetter pour des années ?

Un appel urgent à la société et aux autorités

Face à cette spirale dangereuse, Arouna Abdourahamane et Safinatou Aik appellent à revenir à l’essentiel : la simplicité, la responsabilité, la modération et la conformité aux valeurs authentiques de notre culture et de notre religion.

Ils encouragent les familles à cesser de se laisser imposer des normes sociales irréalistes, qui ne reposent ni sur la tradition, ni sur la religion, ni sur la raison.

Les autorités, les leaders religieux et les associations interpellés

Ce phénomène, devenu systémique, appelle désormais une réponse collective :

Les autorités doivent envisager des campagnes de sensibilisation sur le coût excessif des mariages.

Les associations islamiques sont appelées à rappeler les recommandations religieuses en matière de célébration, basées sur la simplicité et non l’ostentation.

Les parents doivent également revoir leurs exigences afin d’éviter de condamner leurs enfants à retarder ou renoncer au mariage, faute de moyens.

Au-delà des chiffres et des témoignages, ce phénomène devenu presque banal à Niamey interroge profondément notre modèle social et les valeurs que nous prétendons défendre. En laissant les mariages se transformer en compétitions financières, nous exposons des familles entières à la pression, à l’endettement, parfois même à l’humiliation. Il est urgent que chacun autorités, leaders religieux, associations islamiques, mais aussi parents et jeunes prenne conscience de la dérive. Le mariage, censé être un engagement spirituel et un moment de joie, ne doit plus devenir un fardeau économique. Revenir à la simplicité, au sens, et à l’essentiel est aujourd’hui une nécessité pour protéger nos foyers, préserver notre cohésion sociale et redonner au mariage sa véritable valeur.

Adam Iboun Gueye

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