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Culture

Le métier de tisserand au Niger Une tradition à sauvegarder

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Dans les familles Nigériennes, il y a quelques années de cela, on trouvait des tisserands qui développaient leur art dans plusieurs concessions. Mais, avec le temps qui passe, les tisserands se font de plus en plus rares, au point où on se demande, si ce métier n’est pas en voie de disparition. Les populations nigériennes étant des grand adeptes de ce qui est en vogue ; beaucoup se sont détournés de l’utilisation des étoffes qui sont tissées par les tisserands traditionnels.

Pourtant, les étoffes qui sont confectionnées par les tisserands présentent une variété de gamme aux motifs très décoratifs. Actuellement, l’attrait pour les étoffes tissées à tellement baisser, que les tisserands et leur métier sont relégués au rang de pièces de musée. A Niamey, le seul endroit où on peut encore trouver des tisserands traditionnels, reste le musée national Boubou Hama de Niamey. Une  triste réalité pour les nigériens, pour cause, les seuls détenteurs de ce savoir-faire de tisserands sont déjà âgés et  fatigués.

L’extinction du métier de tisserands n’est pas la voie souhaitée pour la culture nigérienne. Le sage Amadou Hampaté Ba l’a bien dit «en Afrique, un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brule ».Raison de plus pour travailler dans le sens de la revitalisation du métier de tisserand. En accord avec cette dynamique, Abdoul Wahid qui est maitre tisserand au musée national, a entrepris de donner des cours à des jeunes, afin  que cette tradition ne se perde à  jamais.

Abdoul Wahid de dire «j’ai débuté le métier de tisserand en 1989, en ce qui concerne le musée  national. Ensuite, j’ai continué à travailler en 1993 avec  Amadou, qui est dans le métier depuis plus de 67 ans déjà. Nous gagnons bien avec le métier de tisserand. Ce métier m’a permis de fonder une famille.  Le métier de tisserand tend à disparaitre. Pour que cela ne soit pas, je me suis engagé, avec l’aide d’une ONG à dispenser  des cours de 8heures à midi à des jeunes qui s’intéressent au métier de tisserand»

De ce fait, le ministère de la culture qui est en charge de la sauvegarde du patrimoine culturel du Niger, a le devoir de s’impliquer dans la redynamisation du métier de tisserand au Niger.

Farida Mounkaila Radio Wadata-Niamey

 

 

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Culture

Lancement du Festival Culturel du Dendi : Gaya célèbre son identité locale et renforce la cohésion communautaire

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Ce samedi 10 janvier 2026, la ville de Gaya, située au Sud-Ouest du Niger, a vibré au rythme envoûtant des sonorités et de la culture dendi. C’était à l’occasion du lancement de la première édition du Festival Culturel du Dendi, qui était présidé par la Ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mme Aghaichata Guichene ATTA.

Un festival pour promouvoir l’identité Dendi

Sous le signe de la promotion culturelle et du renforcement de la cohésion sociale, cet événement a pour objectif de mettre en lumière le patrimoine immatériel du Dendi-Ganda, un espace culturel partagé par le Niger, le Bénin et le Nigeria. À cette occasion, des milliers de participants, parmis lesquels, des autorités nationales, régionales et locales, ainsi que des délégations des communes du département de Gaya, ont pris part à cette cérémonie riche en couleurs, sons et symboles.

Un patrimoine vivant et mystique

La cérémonie d’ouverture a offert un spectacle fascinant, mêlant démonstrations mystiques, danses rituelles et représentations ancestrales. Les visiteurs ont été plongés dans l’univers culturel dendi, où le sacré et le profane s’entrelacent, affirmant ainsi une identité forte et profondément enracinée.

Trois jours de festivités et de compétitions

Au cours de ces trois jours de célébration, les festivaliers pourront assister à :

  • Des danses et ballets traditionnels ;
  • Des compétitions de lutte traditionnelle, de natation et de courses de pirogues ;
  • Des défilés culturels et gastronomiques ;
  • Des expositions artisanales ;
  • Des démonstrations de forces mystiques.

Gaya, un carrefour stratégique et fertile

Nichée à la frontière avec le Bénin et le Nigeria, Gaya est un carrefour géographique et culturel stratégique. Traversé par le fleuve Niger, le département bénéficie d’une terre d’une grande fertilité agricole, malgré les défis géologiques qui peuvent compliquer son aménagement.

Le Festival Culturel du Dendi se veut ainsi un point de convergence non seulement pour la résilience culturelle, mais également une vitrine touristique et économique qui valorise le potentiel unique du département de Gaya.

Par Jordan

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Culture

Nécrologie : le conteur nigérien Saleh Ado Mahamat a tiré sa révérence

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Le monde de la culture nigérienne est en deuil ! Le conteur et comédien Saleh Ado Mahamat est décédé ce lundi 27 octobre 2025 à Niamey, selon plusieurs publications de ses proches et acteurs du secteur culturel. Avec sa disparition, le Niger perd l’un de ses rares conteurs encore en activité, mais surtout une figure emblématique de la transmission orale.

Reconnu pour sa voix profonde, son style captivant et sa capacité à transmettre des valeurs à travers les récits traditionnels, Ado Saleh était considéré comme l’un des meilleurs conteurs du pays. Il a sillonné les centres culturels, instituts, écoles, aussi bien au Niger, dans la sous-région que sur le continent africain, portant haut les couleurs de la tradition orale nigérienne.

Il a notamment remporté le premier prix du concours de contes organisé par le CELHTO-UA, avec son œuvre « Les trois touffes du sage », axée sur les valeurs du vivre-ensemble, de la tolérance et du respect de l’autre.

En plus de sa carrière artistique, il a été membre du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), où il a représenté la voix des artistes nigériens au sein de cette institution de régulation.

À travers ses contes, Ado Saleh a transmis des valeurs éducatives, morales et culturelles. Il incarnait une mémoire vivante du patrimoine oral : proverbes, légendes, récits initiatiques, mais aussi des messages de paix et de cohésion sociale.

Son engagement pour la jeunesse, son rôle dans la préservation des traditions et sa contribution à l’animation culturelle nationale vont beaucoup manquer dans le paysage artistique nigérien.

Avec le décès d’Ado Saleh, le Niger perd une voix, mais ses mots, eux, resteront. Repose en paix, maître conteur !

Par Jordan

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Culture

Issaka Djibo alias Yaro Mai Farin Jini : un jeune DJ déterminé face aux préjugés

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Le jeune DJ nigérien Issaka Djibo, connu sous le nom de scène Yaro Mai Farin Jini, s’impose progressivement dans le milieu musical Dandalin Soyayya. Reconnu pour son talent et sa passion, il a récemment partagé les difficultés auxquelles il fait face dans son métier.

Invité dans une émission diffusée sur Radio Wadata, l’artiste a expliqué que les critiques et les jugements de son entourage constituaient son principal obstacle.

« Le véritable problème que j’ai rencontré dans mon travail de DJ, ce sont mes amis et mes proches du quartier. Partout où je passe, on m’indexe en disant “Dandalizo”, autrement dit le DJ de Dandalin Soyayya », a-t-il confié.

Malgré ces préjugés, Issaka Djibo poursuit son parcours avec détermination. Formé dans plusieurs studios et aux côtés d’artistes expérimentés de la capitale, il affirme avoir beaucoup appris du milieu professionnel.

« Il est important de distinguer les rôles entre animateur, technicien, MC et DJ. Chacun a sa spécialité, et il faut le comprendre avant d’en juger la valeur », a-t-il ajouté.

Grâce à son engagement et à son style singulier, Yaro Mai Farin Jini s’impose comme l’un des jeunes DJs les plus prometteurs de la scène musicale nigérienne, apportant un souffle nouveau à la musique d’amour populaire Dandalin Soyayya.

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