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Coopération intercommunautaire au Niger : Le jumelage des communes de Tassara et de Timia en perspective

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Le préfet de Tassara, région de Tahoua, le capitaine Mahamane Bassirou Dicko a effectué, du 3 au 6 mars 2024, une visite d’étude dans la commune de Timia, à Agadez. L’objectif de ce déplacement était de voir dans quelle mesure, ces deux communes pourraient collaborer dans le domaine du maraichage et de la production d’agrumes.

Selon le préfet de Tassara, qui s’exprimait au cours d’un point de presse, ce 7 mars 2024, à Agadez, à l’issue de cette visite, la commune rurale de Timia n’a pas été choisie par hasard. En effet, selon celui-ci, Timia a été choisi en fonction de l’expérience et du savoir-faire de ses producteurs en matière de maraichage et de production d’agrumes.

« Nous sommes allés voir de nous-même, leurs techniques culturales et surtout voir dans quelle mesure elles pourraient être utilisées chez nous ». Depuis quelque temps a-t-il expliqué, l’on ne parle que de souveraineté alimentaire. Il revient donc à nous de faire en sorte que cette souveraineté ne soit pas qu’un effet d’annonce. « Il faut que cette souveraineté se traduise en acte concrets, visibles sur le terrain », devait-il indiquer.

Bref, selon le capitaine Dicko, il faut dépasser les théories et passer à la pratique. Il est donc temps, de valoriser les expériences capitalisées par les producteurs, comme ceux de Timia.

Au cours de ce périple, la délégation conduite par le préfet Mahamane Bassirou Dicko était composée de cadre administratif et des techniciens de la préfecture de Tassara mais également des producteurs. Des producteurs attentifs, selon ce dernier, qui ont appris énormément de leurs homologues de Timia.

Un jumelage des deux communes en perspective

Dans le souci de tisser davantage de relations entre les deux communes et pour que les deux communautés puissent travailler ensemble, dans un partenariat gagnant-gagnant, devait poursuivre le capitaine Dicko, « nous avons prévu le jumelage entre la commune de Tassara et celle de Timia ». Un jumelage qui pourrait être acté incessamment et devrait permettre une meilleure intégration entre les deux communes.

Il faut préciser, de ce point de vue, que la commune de Tassara s’étend sur 26 500 Km2 avec une population de 35 099 habitants tandis que Timia s’étend sur 35 000 Km2 avec une population de 25 000 habitants.

Timia a donc la plus forte étendue territoriale mais 70% de son étendue – occupée essentiellement par des massifs montagneux – est non exploitable alors que Tassara a plus de 60% de terres exploitables, mais non exploitées.

Le partenariat est simple, explique le capitaine Dicko ! « Nous avons plusieurs milliers d’hectares que nous pouvons utiliser et eux, ils ont leur expertise et leur savoir-faire », alors qu’est-ce qu’on attend ? « Il suffit juste qu’on s’associe pour ensemble pour produire ».

Bilan de visite très satisfaisant donc pour M. le préfet car d’ores et déjà, sa délégation retourne à Tassara avec un producteur désigné par ses pairs de Timia, pour, sans perdre de temps, commencer à apprendre aux producteurs de Tassara les techniques qui permettent à Timia d’être l’une des communes des plus productive du Niger.

Il faut noter que ce voyage d’étude a bénéficier de l’accompagnement de l’ONG Homme Environnement et Développement (HED TAMAT). HED TAMAT qui été sollicité par la délégation préfectorale et qui a pu faciliter les contacts avec les autorités communales et les producteurs de Timia. Ce qui a permis à cette mission du préfet de Tassara de se dérouler dans les meilleures conditions a expliqué son secrétaire général, M. Aksar Moussa Mohamed.

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Maradi/Sécurité : une soixantaine de criminels dont le tristement célèbre Baléri, appréhendés

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Exactement 66 terroristes appréhendés, dont le redoutable Baléri, un des fidèles lieutenants du tristement célèbre Bello Turji, criminel activement recherché au Nigéria. Voilà le butin présenté le mercredi 29 mai 2024 aux autorités régionales de Maradi, conduites par le gouverneur, IssoufouMamane, au niveau de la Zone de défense N°6,abritant le quartier général de l’opération« Faraoutar Bushiya ».

C’était au cours d’une grande cérémonie, organisée pour la circonstance, afin de célébrer la capture de ces dangereux malfaiteurs.

En effet, après une longue période de traque et de recoupement d’informations, les forces de défense et de sécurité sont finalement parvenues à localiser le malfrat, en compagnie de plusieurs de ses éléments. Ils s’étaient regroupés à Rougan-Kowa, à environ 8 km du village de Tankama. Ils se réunissaient, visiblement, pour planifier des attaques contre les positions des forces de défense et de sécurité ou contre les paisibles villages. Et c’est précisément là que le filet s’est refermé sur eux.

En prenant la parole au cours de cette cérémonie, le gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police, Issoufou Mamane, a salué le professionnalisme, l’engagement et la détermination des éléments de l’opération « Faraoutar Bushiya, qui ont pu mettre fin à la campagne de terreur de ces bandits de grand chemin. Il a également adressé une motion de remerciement à certains de nos compatriotes pour leur appui constant en matière de renseignements et leur promptitude à alerter les forces de défense et de sécurité, à chaque fois qu’ils constatent des choses suspectes au niveau de leurs villages. Pour lui, si les populations s’engagent résolument à collaborer avec les FDS, les résultats suivront automatiquement.

Intervenant à son tour, le Procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance de Maradi, M Adamou Abdou Adam, a indiqué que force reste et restera à la loi ! C’est pourquoi il a précisé qu’une information judiciaire sera ouverte, en collaboration avec le Pole anti-terroriste, afin de tirer le maximum de renseignements, sur ces criminels désormais mis hors d’état de nuire.

À noter que Baléri est classé à la 40ème position des criminels les plus recherchés au Nigéria. Sa tête, comme celle de son mentor, Bello Turji, a été mise à prix. Il est originaire de la commune de Chinkafi,dans l’État de Sokoto. Il a participé à plusieurs opérations meurtrières, conduites sur les positions des FDS, au Nigéria et au Niger où son dernier fait d’arme reste l’attaque de Bassira, dirigée contre une position de l’opération de l’opération « FaraoutarBushiya ».

Enfin, il convient de rappeler que depuis plusieurs années déjà, la zone frontalière entre Maradi et les Etats fédérés de Katsina, Zamfara et Sokoto est soumise à une vague d’insécurité sans précédent, avec des vols de bétail, des raids sanglants contres des villages entiers, des prises d’otages et des demandes de rançon. Et pour couronner le tout, sur plusieurs dizaines de kilomètres, en territoire nigérian, se trouvent des enclaves désertées par les forces de défense et de sécurité et contrôlées exclusivement par des gangs, redoutables,communément appelés « Daba ».

En l’absence de toute autorité légale, ces gangs font régner la terreur, obligeant des milliers de personnes à se réfugier en territoire nigérien pour échapper à leurs méfaits.

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Niger : Tiani, la seule solution aux déboires des médias privés

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Le Général de Brigade, Abdourahmane Tiani,doit agir face à l’accumulation des arriérés de salaires dans plusieurs organes de presse privés alors que les journalistes continuent de fournir un travail de qualité au quotidien.

Certains organes de presse privés de la place ont des difficultés à payer leurs employés. Cette situation est due au fait que ces organes manques revenus pour cela car manquant de couvertures médiatiques et ne pouvant accéder aux publicités de l’Etat. Une situation qui pénalise les organes de presse avec d’énormes répercussions sur les salaires de leurs agents.

Face à la gravité de cette situation, le Chef de L’Etat doit trouver une solution pour ces entreprises de presse qui fournissent une recherche et un traitement d’information de qualité malgré le contexte difficile dans lequel elles évoluent.

Le Chef de l’Etat pourrait, entre autres, débloquer des fonds pour les organes privés, créer les conditions pour qu’ils aient accès à certains marchés publicitaires ou encore rehausser le montant alloué au Fonds d’aide, dérisoire, destiné à la presse privés.

Le Général Tiani pourrait aussi créer un cadre d’échanges avec les promoteurs des médias, instaurer un comité qui se chargera de veiller à ce que chaque organe de presse puisse avoir accès à certaines couvertures médiatiques de l’Etat.

En effet, depuis les événements du 26 juillet 2023, les médias privés, dans leurs majorité, effectuent un travail de qualité, sans équivoque.

Pour la conquête d’une souveraineté absolue, ces médias travaillent, jours et nuits, en couvrant des manifestations, des sit-in permanents, des déclarations. Ils organisent des débats fructueux,avec des acteurs qui sont jaloux pour le Niger, et qui, par amour pour ce cher pays que nous avons en partage, ces médias ont contribué, sans relâche, pour l’avènement de cette nouvelle aire de changementtant voulue par les Nigériens, dans leur ensemble.

C’est pourquoi, le Général de Brigade Abdourahmane Tiani doit trouver une solution pour ces organes de presse privés qui contribuent, tant bien que mal, à la réussite de cette mission que s’est fixé le CNSP.

Les promoteurs des médias, de leur côté, doivent intensifier et renforcer leurs liens avec leurs employés. Ils doivent, en ce sens, avoir une stratégie de communication et une manière adéquate de payement de salaires de ces derniers.

Ils doivent enfin, amener leurs agents à s’impliquer aussi dans la collecte des fonds, mais surtout ils doivent faire un effort afin de payer leurs agents.

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Agadez

Agadez : le ministre des mines décidé à mettre de l’ordre dans le secteur minier

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À l’issue d’une visite de travail qu’il a entamé dans la région d’Agadez, le 2 mai dernier, le ministre des Mines, le Commissaire-colonel Ousmane Abarchi, a fait cas, ce 14 mai 2024, des constats faits sur le terrain par lui-même et la délégation qui l’accompagne, tout en réitérant la ferme intention du gouvernement, de mettre de l’ordre dans le secteur des mines, un secteur essentiel pour l’économique du Niger.
À l’entame de cette visite le ministre Ousmane Abarchi et sa délégation se sont rendus dans un premier temps au niveau des structures sous tutelle. En l’occurrence la Direction régionale des mines d’Agadez, la direction départementale d’Arlit et l’École des Mines de l’Aïr (EMAIR). La délégation ministérielle s’est ensuite rendue sur les sites industriels de la région. La SONICHAR, le site de la SOMIDA, le site de GOVIEX, le site d’IMOURAREN SA, le site d’exploitation de la SOMAÏR, le site en réhabilitation de la COMINAK et le site de la SOMINA à Azélik.
Dans l’ensemble, le ministre a noté que les travaux d’exploitation se déroulaient normalement, à quelques exceptions près, au niveau des différents sites en activité.
À ce niveau, un certain nombre de constats ont été faits par la délégation ministérielle. Elle a notamment constaté que sur les différents sites industriels, le non redémarrage injustifié de plusieurs projets, malgré la reprise du cours de l’uranium ; la faible représentativité de l’État dans la gouvernance de ces sociétés minières ; la faible contribution de ces sociétés minières aux ressources de l’État ; le nom respect des dispositions relatives au contenu local et à la protection de l’environnement.
La mission a également fait le tour des sites d’exploitation artisanale et à petite échelle de la région. Notamment les sites de traitement d’or d’Agadez et de Guidan Daka à Arlit sur lesquels, selon le ministre, aucune recette minière n’est réalisée au profit de l’État.
La mission a visité le site de la société SOS, qui est la plus grosse société de la région, avec quelques 200 employés directs et qui tend vers la production industrielle. Plusieurs autres exploitations du même type ont été visitées par la délégation ministérielle qui en a profité pour discuter avec les orpailleurs et autres exploitants des environs qui œuvrent pour la plupart dans l’informel. Sans autorisation du ministère des Mines.
Les sites de Faso et Tabelot ont particulièrement retenu l’ attention du ministre des Mines. Faso où l’un des deux sites, dont le permis d’exploitation appartient à des Chinois, est désormais fermé depuis le 1er mai et pour cause, plusieurs animaux qui ont bu les eaux contaminées par les produits chimiques rejetés par l’exploitation ont été retrouvés morts.
L’autre cas évoqué est le site de Tabelot. Un site de traitement de minerais d’or, qui n’a jamais été reconnu par l’administration des mines. Selon le ministre, le site a été installé par l’ancien maire de Tabelot qui percevait tous les droits et taxes à son profit. Selon lui, des dispositions seront prises pour régulariser cette situation, qui est fréquente dans les municipalités de la région.
Insuffisance des déclarations de production, qui entraine un manque à gagner pour l’État ; exploitation informelle de certains sites ; recouvrement des taxes minières par certaines municipalités ; manque d’équipements de protection individuels pour les travailleurs ; utilisation abusive, non encadrée, des produits chimiques, avec des conséquences sur l’environnement, tels sont les maux dont souffre le secteur minier dans la région d’Agadez, devait constater le ministre Abarchi au terme de sa présentation.
D’ores et déjà, des dispositions seront prises pour remédier à toutes ces situations dommageables pour l’économie du pays, de manière générale. « Nous avons discuté avec les détenteurs de titres miniers qui ont réitérer leur intention de collaborer avec l’administration des mines pour mettre l’État dans ses droits », devait conclure ce dernier.

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