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Niger/Loi de Finances 2026 : Polémique autour des nouvelles mesures fiscales, l’IUTS au cœur des critiques

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Le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdouramane Tiani, a signé l’ordonnance N°2025-44 en date du 31 décembre 2025, portant loi de finances pour l’année budgétaire 2026. Le budget s’élève à un peu plus de 2.000 milliards de FCFA, selon les dispositions de l’ordonnance.

Cependant, le contenu de cette loi suscite déjà de vives réactions, notamment en ce qui concerne l’impôt sur les traitements et salaires (IUTS) et d’autres impositions fiscales jugées excessives.

Des prélèvements jugés lourds pour les salariés

Parmi les mesures les plus décriées figure l’augmentation des taux d’IUTS, avec des prélèvements pouvant aller jusqu’à 35% pour les salaires élevés. Ainsi, un salarié percevant 1 million de FCFA mensuel se verra prélever 350.000 FCFA, tandis qu’un autre touchant 300.000 FCFA subira une coupe de 75.000 FCFA (25%).

Ces nouvelles mesures risquent de réduire drastiquement le pouvoir d’achat des ménages, déjà fragilisés par une conjoncture économique difficile.

Les inquiétudes des consommateurs

Le Réseau des Associations des Consommateurs du Niger (RASCONI), par la voix de son président Moustapha Kadi Oumani, tire la sonnette d’alarme. Celui-ci s’interrogeant sur la pertinence des choix fiscaux opérés dans un contexte où, « nous sommes dans une situation critique ».

Il alerte notamment sur les effets pervers des nouvelles taxes sur les dépôts et transferts électroniques, qui pourraient freiner leur utilisation, relancer la circulation du cash et renforcer l’informel, exposant davantage l’économie aux risques de fraude, de blanchiment et d’insécurité.

Un climat social sous tension

Pour le RASCONI, ces mesures vont à l’encontre des objectifs de bien-être proclamés par les autorités de la transition. « Ce à quoi nos dirigeants aspirent nécessite de maintenir un niveau de vie vivable et durable », déclare Moustapha Kadi.

Les syndicats et d’autres acteurs sociaux pourraient emboîter le pas dans les jours à venir. En effet, plusieurs observateurs redoutent une montée des tensions sociales, à mesure que les effets de cette loi seront ressentis sur le terrain, particulièrement dans la capitale Niamey.

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